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Mon blog de photographe passionnée

La pose longue

Qu’est-ce que cette fameuse pose longue dont on parle en photographie? Une pose longue consiste, en photographie, à utiliser, de jour, un temps de pose assez long pour capturer nettement les éléments fixes d’une scène tout en supprimant les éléments en mouvement ou en les rendant flous et, de nuit, à transformer les sources lumineuses mobiles en trainées lumineuses.

Avant de parler technique, voici plusieurs domaines dans lesquels la pose longue peut être utilisée :

  • Les lumières de la nuit
  • Les ciels étoilés
  • L’eau – rivière, cascade, mer et océan (Revoir l’article l’eau dans tous ses états)
  • Les nuages
  • Le feu
  • Le light painting
  • L’effet fantôme
Quelques photographies

Pour vous créer une banque d’images et d’idées, vous pouvez, dans Google, écrire « eau », « gouttes », et autres puis aller dans l’onglet images. Vous aurez alors de nombreuses images.

Autre piste, Pinterest! pour créer votre banque d’image.

Voici donc ci-dessous le résultat de ma recherche Google :

Matériel

La pose longue signifie que l’appareil photo ‘enregistre’ tout ce qui se passe pendant un temps défini. De ce fait, il sera nécessaire de régler l’appareil en conséquence et empêcher l’appareil de bouger, et ceci même au moment de l’appui sur le déclencheur. A cet effet, on utilisera un trépied et soit le retardateur de l’appareil soit une télécommande, filaire ou sans fil.

Pour le trépied, plus il est lourd, moins il bougera face au vent donc pensez à l’alourdir en utilisant un sac de sable ou votre sac photo accroché à la tige centrale.

Un détail mais qui est de très grande importance, si votre objectif possède l’option anti-vibration, il faut la retirer. En effet sur un trépied, cette option aurait l’effet inverse et ajouterait un flou de bougé.

Cela sera abordé dans la méthode mais il peut être nécessaire d’utiliser des filtres gris, gradués ou non, afin d’augmenter le temps de pose notamment. Ces filtres sont appelés « filtre ND » et, bonne nouvelle, lorsque vous prenez un système comme montré ci-dessous, vous pouvez les mettre les uns devant les autres. Il y a en effet trois emplacements, en général. Les kits sont vendus fréquemment avec de nombreuses bagues d’adaptation pour accommoder vos différents zooms. Les filtres gradués peuvent être utiles en cas de fort contraste entre le haut et le bas d’un paysage par exemple. Cela vous permettra, entre autres, d’obscurcir le ciel en ayant une exposition correcte pour le bas du paysage.

Le filtre ND va obscurcir la scène et de ce fait vous permettre de réduire encore votre vitesse :

N’oubliez cependant pas aussi de vous protéger et de protéger votre matériel des intempéries si vous êtes en extérieur et d’apporter le matériel listé dans l’article Check-list en sortie et en voyage.

Méthode

Les poses longues sont plus faciles à accomplir dans des conditions de faible éclairage, mais elles peuvent être faites sous une lumière intense à l’aide d’un filtre ND. D’une façon générale on préférera les heures matinales, avant le lever ou juste après le lever du soleil, ainsi que les heures autour du coucher du soleil.

Même si les conditions de prises de vues influencent le matériel que vous utilisez, le principe général demeurent le même :

  1. Trouver le sujet que vous souhaitez photographier
  2. Mettre en place votre appareil sur votre trépied pour stabiliser votre ensemble. Vérifiez bien que tout est correctement vissé et n’oubliez pas d’alourdir votre pied si il s’il y a du vent
  3. S’appliquer sur la composition et le cadrage de la scène – Revoir l’article sur l’art de la composition
  4. Activer la réduction du bruit sur votre appareil (si vous avez l’option)
  5.  Régler votre appareil
    1. Mode retardateur ou mode télécommande
    2. Mode manuel
      1. Iso le plus faible possible, ISO 100 ou moins si votre appareil le permet
      2. Ouverture f11-16 ou plus. Attention, plus vous ouvrez, plus votre objectif doit être d’une propreté impeccable car à f22, chaque goutte ou crasse sur votre objectif et filtre ND sera visible.
      3. Vitesse à régler selon les conditions de lumière, l’utilisation de filtre… ou le mode bulb
    3. Activer le verrouillage du miroir
  6. Couvrir votre viseur (pour éviter que la lumière s’y infiltre et avoir un reflet) – Et oui, cela sert à cela, le petit truc qui accompagnait votre appareil photo à son achat. Vous pouvez également avoir un système interne.
  7. Verrouiller le stabilisateur de l’objectif

 

Petits apartés :

  • Mode BULB : Ce mode permet de photographier des scènes nécessitant une exposition de plus de 30 secondes. En effet, vous déclenchez le début de la prise de vue et vous appuyez de nouveau pour l’arrêter (lever et baisser le miroir pour les reflex). Ainsi vous pouvez faire des temps d’exposition très longs.
  • Effet fantôme : Attention, dans un centre commercial, musée et autre lieu public, le trépied peut être interdit. Pensez à consulter le règlement intérieur ou à vous informer auprès du gardien des lieux. Et pensez toujours au droit à l’image! N’hésitez pas à montrer ce que vous faites afin que les passants soient rassurés sur le fait qu’ils ne sont pas pris en photo à leur insu.
  • Light painting : pensez à vous habiller en sombre pour être encore moins visible sur l’image. Utilisez des filtres de couleurs sur votre lampe torche (ceux qui résistent à la chaleur bien sûr) ou, sinon, si cela devient un vrai jeu pour vous, n’hésitez pas à investir dans du matériel dédié.

 

Alors, prêts à essayer? Vous verrez, cela donne vraiment des supers effets et, encore une fois, pas besoin d’aller bien loin pour tester! Le light painting peut se pratiquer en intérieur comme en extérieur pour commencer et cela sera un vrai jeu à faire en famille ou entre amis : « fais le tour de ton corps », « écris ton nom », « dessine-moi un animal », etc.

L’eau dans tous ses états!

L’eau est une substance chimique constituée de molécules H2O. Dans de nombreux contextes, le terme eau est employé au sens restreint d’eau à l’état liquide, ou pour désigner une solution aqueuse diluée (eau douce, eau potable, eau de mer, eau de chaux, etc.). L’eau est présente sur terre et dans l’atmosphère, sous ses trois états, solide (glace), liquide (de la goutte à la rivière et l’océan) et gazeux (vapeur d’eau).

Quelques sujets
  • Goutte d’eau
  • Rivière/Fleuve
  • Etang/Lac
  • Océan/Mer
  • Jeux d’eau
    • Enfants
    • Objets
    • Projetées
      • Douche
      • Pluie
  • Flaques
  • Reflets
  • Sports aquatiques
    • Natation
    • Water-polo
    • Natation synchronisée
    • Pêche
    • Kayak/canoë/paddle
  • Aquarium
  • Animaux d’eau
    • Poissons
    • Poule d’eau
    • Canard
    • Cygne
    • Chien

 

Quelques exemples

Pour vous créer une banque d’images et d’idées, vous pouvez dans Google écrire « eau », « gouttes », et autres puis aller dans l’onglet « images ». Vous aurez alors de nombreuses images. Attention, elle ne sont pas toutes libres de droit donc à utiliser uniquement pour créer votre banque d’images.

Autre piste, Pinterest! Encore une autre piste pour créer votre banque d’image, les communautés des photographes amateurs comme https://www.fotocommunity.fr/sujets/leau-gouttes-tourbillons/19245

Voici quelques-unes de mes photos mettant en scène de l’eau :

Photographier l’eau

Avant d’aborder les techniques photo, je souhaiterais que vous pensiez à vous et à votre matériel. Eh oui, aucune photo ne mérite que vous vous mettiez en danger. De ce fait, en cas de sortie photo sous la pluie, pensez à vous protéger grâce à des vêtements de pluie, parapluie, vêtements de rechange… N’oubliez pas non plus de prévenir quelqu’un si vous partez dans la nature sur des sentiers peu fréquentés. Pensez à recharger votre batterie de portable! N’oubliez pas de tenir compte des heures des marées…cela évitera de faire appel aux secours pour venir vous chercher! Attention lors des grandes marées, pensez à vous protéger des éclaboussures! De nouveau, j’insiste mais aucune photo ne vaut que vous soyez blessé ou pire.

Au niveau équipement, tout dépend de votre projet mais pensez également à protéger votre matériel photo! Pour la photo de gouttes, la prise de vue se passe à l’intérieur donc pas de souci. A l’extérieur, protégez votre matériel photo grâce à une housse imperméable pour votre sac photo et une housse de protection pluie que vous pouvez mettre autour de votre appareil photo. Pour les photos sous ou dans l’eau, il existe différentes housses pouvant aller de la protection de projection d’eau à la plongée à 3m de profondeur. Pour plus de profondeur, il faut le caisson de protection spécifique à votre appareil photo.

Liste du matériel possible et non exhaustive selon votre projet :

  • Appareil photo avec ses batteries pleines, ses cartes… (en sortie, rappel du nécessaire dans l’article Check-list en sortie et en voyage)
  • Objectif, du macro au zoom standard, voir grand zoom
  • Filtres gradués spécifiques pour les poses longues
  • Filtre polarisant pour enlever les reflets de l’eau
  • Trépied ou monopod
  • Lampe frontale pour les photos de nuit
  • Protection selon le sujet/intérieur-extérieur
  • Kit nettoyage pour les gouttes sur la lentille extérieure de votre objectif
  • Matériel de studio/Flash cobra

 

Et si on parlait technique?

Comme à chaque fois que vous voulez photographier quelque chose, je ne saurais trop vous conseiller de :

  1. poser votre appareil photo et regarder votre objet sous tous les angles
  2. vous faire une banque d’images et vous verrez que vous sélectionnez souvent le même type, même style
  3. vous poser trois questions : quelle est votre intention? Quel message voulez-vous faire passer? Que souhaitez vous montrer?

Evidemment si cela est dans le cadre d’un voyage, n’oubliez pas de penser aux spécificités du pays/région : lac, rivière, mer, océan; activités humaines en relation avec l’eau, etc. Petit détail pensez aussi au droit à l’image qui peut être différent d’un pays à l’autre. Pour la France, référez vous à mon article le droit à l’image. N’oubliez pas par exemple, que dans la religion musulmane, photographier quelqu’un est synonyme de lui prendre son âme. Respectez cela et d’une façon générale, quand vous êtes dans un pays étranger ou même en France (portez sur vous un formulaire d’autorisation de droit à l’image si vous pensez utiliser votre photo en exposition et autre), demandez toujours l’autorisation de photographier la personne. Même si vous ne parlez pas la langue, il est simple de se faire comprendre en montrant son appareil photo et en mettant le pouce en l’air 🙂 Autre chose : je refuse toujours de donner de l’argent pour une photo que j’ai faite. Lors d’un voyage photo au Vietnam, notre accompagnateur avait une petite imprimante connectable aux appareils photo, et la photo imprimée représentait un bien plus beau cadeau pour ces familles.

Lorsque l’on pense « eau », on pense en premier à l’élément liquide et au fait que c’est en mouvement, que cela peut briller, que cela peut-être petit ou immense, qu’il peut y avoir des reflets…

Alors pour enlever les reflets, il y a les filtres polarisants. On tourne le filtre tout en regardant dans son appareil jusqu’à la disparition des reflets…simple, non? Attention ce filtre est assez onéreux donc choisissez sur quel objectif vous souhaitez le mettre. Je ne saurais trop vous conseiller de le mettre sur un filtre zoom standard du type 24-105mm. Le filtre polarisant peut obscurcir votre photo finale donc réglez votre appareil en conséquence, en ouvrant un peu plus ou en réduisant la vitesse. Et oui, il faudra sortir du mode automatique!

Si je veux figer l’eau comme avec une cascade, un surfeur, un enfant ou adulte, un animal, une goutte d’eau…, je vais régler mon appareil en mode vitesse rapide – Revoir l’article sur Les secrets de votre appareil photo. Pour la goutte d’eau, il peut être utile d’avoir une télécommande ou de déclencher en rafale pour avoir le bon moment. Attendez vous à de nombreux essais! Vous pouvez vous entrainer avec votre robinet d’eau de cuisine en mode goutte à goutte et un saladier en dessous. Ainsi vous ne gâchez pas l’eau et vous avez deux sujets en un : la goutte qui tombe et la réception à la surface de l’eau. Petit détail, pour la goutte d’eau, faites la mise au point soit à l’endroit de la chute (premier exercice), soit à la surface de l’eau (deuxième exercice) en vous aidant d’un crayon par exemple et ensuite figez la mise au point. Pour ce double exercice, le trépied est évidemment très utile. Ainsi, vous aurez plus de ‘chance’ d’avoir une photo nette.

Attention lorsque vous prenez des photos dans une salle de bain, avec comme sujet une personne prenant sa douche, pensez au fait que l’eau chaude crée de la condensation sur les surfaces et donc sur votre appareil. Cela peut donner un joli effet à travailler 🙂 Une fois la séance terminée, essuyez votre appareil, zoom complètement sorti et laisser le sécher naturellement avant de le ranger.

Si je veux donner un ton laiteux à la même cascade, au flux et reflux de l’océan…, je vais également régler mon appareil en mode vitesse mais cette fois-ci, lent voir très lent. Et il faudra alors prendre mon trépied pour éviter les flous de bougé et peut-être les fameux filtres gradués Cokin ND8, ND100…mais cela fera l’objet d’un prochain article sur la pose longue.

Concernant les sports aquatiques, il est important d’observer les plus ‘beaux mouvements’ et presque de connaître quelques règles afin d’anticiper. Pourquoi? Pour illustrer mes propos, je vais vous parler d’un sport nautique que ma fille pratique, la natation synchronisée…Eh bien, je vous assure que j’assiste aux entraînements pour connaître le ballet et savoir les plus beaux mouvements, ne pas louper les portés et surtout savoir quand elles plongent sous l’eau si elles vont ressortir à droite ou à gauche… Pour les compétitions, j’ai noté en regardant quelques équipes, qu’il y a souvent un porté au départ, qu’elles commencent au bord de la piscine puis s’en éloignent puis reviennent. Bref, j’appréhende les règles de ce sport pour être plus efficace dans ma prise de vue. Evidemment si ce sport est pratiqué par un membre de votre famille, c’est plus simple de se faire connaître du club et ainsi être placé au bon endroit. Pour rappel, une compétition sportive ne donne pas de droit à l’image. Mais il est de bon goût de prendre les coordonnées du club en indiquant que vous enverrez une photo si elle est réussie (en basse définition bien sur :))

Enfin, pour les animaux en aquarium, pensez à coller votre appareil photo délicatement à la vitre, afin d’avoir l’impression d’être dedans 🙂

Avec l’eau, il est possible de s’amuser à chaque saison, en intérieur comme en extérieur. Alors, n’hésitez plus et faites appel à votre créativité! A ce propos, vous pouvez colorer l’eau avec des produits naturels…petite piste pour vous amuser!

Et si on parlait papier photo?

Suite à la lecture de Compétences photo de septembre-octobre 2014 (je sais, cela date un peu mais c’est toujours d’actualité), vous trouverez quelques notes ci-dessous pour vous conseiller dans votre choix de papier pour vos tirages.

Sachez qu’il existe deux familles de papier :

  • Argentique : utilisation d’une savante chimie
  • Numérique : adapté à l’impression numérique, système à base d’encre

Sachez qu’il est possible de faire un tirage argentique à partir d’un fichier numérique. Ce n’est cependant pas une solution économique mais qui vaut la peine de s’attarder.

Parmi les papiers, on retiendra du papier non couché dont les fibres sont collées et surfacées avec une enduction fine pour limiter l’absorption de l’encre et augmenter la résistance, et le papier couché qui possède un traitement supplémentaire : couche craie/kaolin/calque pour empêcher l’encre de pénétrer dans les fibres.

Le calandrage est un procédé qui permet d’obtenir différents états de surface (force de procédés de séchage, apprêts mécaniques) permettant d’obtenir du papier mat, brillant, satiné, glacé, crystal.

  • Papier baryté : une référence en noir et blanc. C’est un papier épais qui se conserve très bien dans le temps. Sa surface est glacée, très lisse et très blanche. L’ajout de sulfate de baryum améliore le contraste et les hautes lumières grâce à l’émulsion photosensible .
  • Papier baryté argentique/piezo : aucun intérêt si l’image présente peu de nuances de gris. C’est un procédé jet d’encre à base de pigments de charbon ce qui permet une vraie étendue des valeurs qu’il restitue, le détail des nuances de noirs et leur densité. Cela donne une vraie richesse des valeurs, supérieure à un tirage argentique noir et blanc. Sa longévité est estimée à 300 ans mais la technique est onéreuse, environ 25% plus chère qu’un tirage argentique sur papier baryté.
  • Papier RC/PE : papier de tirage noir et blanc ou couleur, papier blanc et plus opaque, tarif bon marché et ayant une durée de vie d’environ 70 ans. Fujifilm est le spécialiste du papier RC brillant dont le papier HR : papier lisse et non perlé, papier à la fois mate et nacré, d’une brillance subtile. Kodak propose également un excellent papier métallique à l’effet brillant et nacré.

Pour faire votre choix parmi les papiers photo dits « numériques », vous devez vous baser sur deux critères : la méthode de fabrication et le procédé de tirage. Les procédés à base d’encre : jet d’encre, électrophotographie (plus utilisée de nos jours car faible rendu des couleurs), sublimation. L’encre à pigments a un excellent rendu chromatique, les noirs sont d’une intensité incomparable, et d’une excellente conservation. L’encre à colorants a une forte brillance.

Le papier photo dit numérique est réparti en 4 familles plus ou moins blanc, plus ou moins brillant, plus ou moins lisse, plus ou moins épais et avec plus ou moins de tenue :

  • Papier premier prix, entrée de gamme des papiers Canon/Epson/HP, à privilégier pour une exposition éphémère sans objectif de vente ou d’archivage mais attention à la qualité d’impression, possible mauvaise gestion des couleurs et un risque de transparence dû au faible grammage
  • Papier RC/PE numériques brillants (contours plus précis, couleurs plus flatteuses et éclatantes), satinés (aspect brillant et légèrement perlé, compromis raffiné) ou mats (réduit les reflets et les traces de doigts) : papiers bon marché, brillants et facilement disponibles (Fujifilm, Kodak, Canon, Epson, Hahnemühle, Canson), standards de la photographie sociale, plus le grammage est élevé et plus le papier est de qualité en termes de couchage, tenue en main et état de surface :
    • 100gr/m2 : fin, peu de tenue, peu opaque, mauvaise restitution des couleurs éclatantes et des noirs intenses
    • 150gr à 200gr/m2 : résultat acceptable pour des photos de tous les jours
    • 200gr à 250gr/m2 : rapport qualité/prix intéressant, rendu correct et tenue satisfaisante
    • 250gr à 300gr/m2 : qualité optimale, papier dit premium plus, solution économique pour l impression d’images qualitatives et homogènes, longévité de 250 ans
  • Papier haut de gamme Beaux-Arts et FineArt : produits à base de fibres 100% coton, conservation optimale dans le temps, FineArt certifié sans acide et ils possèdent une réserve alcaline qui prolonge leur protection des agressions acides avec une longévité à plus de 100 ans

Les véritables papiers Beaux Arts mats et texturés : douceur et souplesse. On les trouve sous les noms Etching, Aquarelle, Torchon – Canson/Hähnemühle. Ils sont parfaits pour les photos aux tons pastel avec peu de détails mais Attention : le papier peut prendre le pas sur l’image.

Le papier Fine Art mat lisse est le préféré des photographes pour le tirage d’art car il est adapté au N&B et à la couleur, dont il restitue très bien les nuances. On les trouve sous les noms Rag ou Chiffon. Il est plus doux et souple si il contient du coton, plus rugueux et rigide si il contient de la cellulose.

Le papier Japon est un papier haut de gamme, dans la tradition du washi, technique de fabrication Japonaise qui reflète la particularité du fabricant mais aussi les spécificités locales (matériau, climat, traditions). Ce papier est très résistant malgré sa finesse et sa délicatesse, structure très présente. Le ton est un peu chaud, presque écru, un peu transparent. Le rendu des couleurs est très doux, proche des estampes. Cela convient à peu de photos et attention au prix 20€ le A4.

  • Papier baryté numérique : papier blanc à la surface d’aspect brillant. C’est une alternative brillante aux papiers FineArt mats et contrairement aux barytés argentiques, la couleur est permise.

 

Et si on essayait de comprendre les éléments de la fiche descriptive d’un papier?

  • La brillance : aptitude d’un papier à réfléchir la lumière. La diffusion indique mat, demi-mat, satiné, perlé ou nacré, semi-brillant, brillant et ultra-brillant. Le reflet est un chiffre exprimé en % : plus il est important et plus le papier est brillant.
  • La blancheur : La blancheur réunit deux notions : teinte et luminosité. Au début le papier est blanc cassé. Il passe ensuite par une opération de blanchiment. Attention à l’utilisation de produits plus ou moins polluants (norme Totally Chlorine Free).  Le traitement de surface améliore la blancheur du papier = papier blanc lumineux ou HW. La caractéristiques de luminosité s’exprime en unités L*a*b (L = lumière restituée – >94 ok et >97 parfait, a = dominante de couleur sur l’axe des rouge – entre -2 et 2 parfait, b = dominante de couleur sur l’axe bleu-jaune – >0 tonalité froide, >0 tonalité chaude, =0 tonalité neutre).
  • L’opacité est liée à l’épaisseur, à la densité du papier et aux opérations de couchage. Plus le papier est « compact », moins il est opaque. L’opacité s’exprime en %. Plus le chiffre est élevé, plus le papier est opaque.
  • La composition regroupe la teinte, la texture, le toucher et la résistance du papier. Plus la pâte est pure, meilleures seront les propriétés du papier en termes de souplesse, de résistance, de pérennité, etc. Le papier 100% cellulose est 100% chimique et donc de meilleure qualité. Le haut de gamme est la fibre coton car plus longue, plus souple et plus pérenne
  • La structure du papier dépend entre autres du procédé de fabrication. Cela a évidemment une influence sur la qualité du tirage selon les machines utilisées.
  • L’état de surface est un critère fondamental de la qualité du tirage. Cela détermine les qualités d’absorption du papier
  • L’indication n’est autre que la nature de l’état de la surface : texturé, lisse ou ultra-lisse
  • Grammage et épaisseur : le grammage est le poids du papier au m2. il ne définit ni l’épaisseur, ni la rigidité d’un papier. La rigidité d’un papier n’est cependant jamais donnée. C’est le rapporte entre épaisseur et grammage. Elle donne une indication sur la tenue en main et la flexibilité. Plus la valeur est élevée et plus le papier est rigide.
  • Le rendu des couleurs : tous les papiers jet d’encre sont recouverts d’un couchage destiné à recevoir l’encre. Cela permet aux gouttes d’encre de rester en surface. Cela détermine la densité maximale (noir) que le papier pourra restituer
  • La conservation ou durée de vie : aptitude d’un papier à vieillir sans se dégrader dans des conditions normales d’archivage

Sous un autre angle

Lors d’un précédent article, je vous ai parlé des règles de composition à connaître et à intégrer au moment de votre prise de vue. J’ai cependant précisé qu’il fallait les connaître pour mieux les transcender pour faire appel à votre créativité! Un des moyens est de regarder les choses sous un autre angle! Mais qu’est ce que l’angle?

L’angle de champ est l’ouverture entre les limites latérales du champ (revoir l’article sur les secrets de votre appareil photo). L’angle de champ est entre l’axe de la prise de vue et celui du sujet :

  • Face
  • De 3/4 face
  • De profil
  • Ou selon un axe arrière (de dos)

Un angle de champ largement ouvert dilate la perspective en augmentant les différences de taille apparentes entre les objets selon leur distance alors qu’un angle de champ étroit rapproche les objets, dans les deux axes.

L’angle de prise de vue est l’angle formé dans un plan vertical par l’axe optique de l’appareil et l’horizontale. L’angle de prise de vue peut correspondre à la logique de la situation ou influencer l’importance du sujet ou des sentiments qu’il suscite.

Voir les choses sous un autre angle

Le Dr Wayne Dyer dans « Le Pouvoir de l’intention »  précise « Si vous changez votre façon de regarder les choses , les choses que vous regarderez changeront. » Voir les choses , les événements se dérouler sous un autre angle permet une meilleure compréhension, analyse et amplitude de la situation car on a tendance à souvent voir les choses d’un côté du prisme, c’est à dire par sa perception subjective. Et n’oubliez pas, chacun a sa version , sa vision , son avis…

Rappelez vous cependant qu’avant de composer une image, vous devez trouver votre sujet et veiller à l’interactions entre les différents éléments de l’image et éviter au regard de chercher les éléments de votre composition.

Et ensuite, pensez à la gymnastique du photographe… Optez pour un point de vue ou un autre, baissez vous, levez vous…

Plongée et contre-plongée

Une vue selon un axe à peu près parallèle au sol restituera assez fidèlement le point de vue qu’aurait le spectateur s’il était présent sur le lieu de la prise de vue. Vous voulez donner le vertige à celui qui regarde votre photo? Jouez sur l’effet de plongée ou contre-plongée.

En plongée, on vise vers le bas : effet d’écrasement. Point de vue d’un personnage ou pour ramener le sujet à un état de détail dans le plan.

En contre-plongée, on vise vers le haut : pour accroître l’importance du sujet dans le plan. Cet effet sera aussi influencé par le cadrage.

Quelques exemples de prise de vue sous un autre angle

Alors prêt pour oser la gym du photographe? On ne pourra plus dire que la photographie n’est pas un sport 🙂

Pourquoi j’aime cette photo?

Pourquoi j’aime cette photo? Pourquoi lors d’un concours, les trois juges sont souvent d’accord sur l’attribution de la note maximum, alors que leur vécu, leur pratique de la photo, leur culture sont différentes?

Je passerai sur la différence homme/femme qui ferait que les hommes sont forcément sensibles aux motos, sports, …et les femmes forcément sensibles à la mode, aux enfants…Halte à l’idiotie des préjugés.

J’ai découvert le livre de Brian Dilg qui parle de la science de la perception et donne des éléments de réponse que je vais vous résumer. N’hésitez pas à lire et relire ce livre!

Pourquoi j’aime cette photo? On va revenir sur la notion de voir puis comment attirer le regard et comment s’enchaîne le processus de pensée.

Voir

Notre vision est une combinaison de deux images, environ 180 degrés, ce qui correspond à un objectif 50mm. Nous avions déjà abordé le fait que notre œil est fait pour vous le contraste et non les couleurs dans l’article Et si on jouait avec les couleurs. J’aborderai ici également le fait que notre vision est optimisée pour détecter les mouvements, vestige de notre cerveau reptilien pour nous permettre de fuir face à un danger identifié.

La photographie ne montre que ce que le photographe a bien voulu montrer. Prendre une photo, c’est placer un cadre fini autour d’une infime partie du monde. Nos yeux sont libres de parcourir toute la photo, mais nous ne pouvons pas voir au-delà de ses contours.

D’un point de vue plus philosophique, ce que  nous observons n’est pas la nature elle-même, mais la nature exposée à notre méthode de questionnement. Notre vie quotidienne est axée sur la survie, nous n’avons tout bonnement pas le temps ni le besoin d’étudier les détails des formes, de la lumière et de la couleur. L’expérience acquise permet de construire un modèle mental du monde ; les nouvelles informations y sont comparées. Notre modèle mental insiste pour que le monde soit conforme à nos attentes et de ce fait il a du mal à percevoir un monde qui n’y est pas conforme.

Pour créer de l’art, l’expérience peut constituer un obstacle. Si nous ne parvenons pas à nous défaire de ce que nous nous attendons à voir, il est peu probable que nous voyions quoi que ce soit. Tout sera filtré par notre cerveau. Nous aimons les photos en partie pour ce qu’elles ne nous montrent pas. Elles simplifient le monde et nous permettent de vivre une tranche de vie précise. Les photos sont prises pour nous donner une certaine idée à première vue, puis nous inciter à les examiner de plus près et, finalement, pour nous surprendre.

Voir, c’est une association de profondeur de champ, d’exposition, de couleurs, de mouvement :

  • Profondeur de champ  : courte elle permet de faire ressortir la tridimensionnalité, grande, elle donne à la photo un côté bidimensionnel et écrasé alors que le grand angle est synonyme de profondeur de champ.
  • Exposition : l’appareil photo « regarde » une seule fois et capture toute la scène en une seule image statique. La photographie peut couvrir les extrêmes. Elle peut créer des mondes visuels qui nous seraient autrement invisibles
  • Couleurs : l’humain voit en 3 couleurs, les chiens et chats en 2 couleurs, le papillon en 5 couleurs et la crevette-mante en 16 couleurs. A chacun son référentiel de couleurs 🙂 Les couleurs chaudes (rouge, orange, jaune) paraissent plus lumineuses et attirent plus l’attention.
  • Mouvements : notre cerveau compare constamment le présent avec le passé et imagine le futur…résultat, on passe à côté du présent. L’appareil peut figer le mouvement ou créer une image abstraite. La photo contient un laps de temps dans son cadre; elle peut raconter  ce qui s’est passé avant et ce qui est susceptible de se produire après.
Attirer le regard

Attirer le regard consiste à montrer ce que l’on voit mais aussi ce que l’on pense, c’est-à-dire communiquer une idée. Quand on parcourt une image, le point que l’on croise inévitablement le plus est le centre. Les éléments situés près des bords nous prennent plus de temps pour les découvrir et cela peut rendre l’image déconcertante.

 Pour attirer le regard, le photographe peut jouer sur la mise au point, les lignes, les expressions ou la substitution.

  • Mise au point : la photographie doit-elle imiter la vision humaine aussi fidèlement que possible? Le flou nous met mal à l’aise car notre vue est nette. L’observateur s’attarde principalement sur les zones nettes. Cependant, si ces éléments flous sont importants, un observateur attentif finit par s’en rendre compte et cette prise de conscience est le Graal de la photographie. Le flou délibéré peut aussi être utilisé pour leurrer le spectateur à ignorer les zones floues puis le forcer à revenir dessus et reconsidérer son importance. Plus le photographe est capable de créer des suppositions trompeuses, plus le spectateur est choqué lorsqu’il reconnait quelque chose qui remet ses attentes en cause
  • Lignes : nous sommes des experts de l’horizontalité et de la verticalité. La droiture de l’horizon a un effet stabilisant sur nous. L’œil du spectateur parcourt l’image à la recherche d’un endroit confortable où se poser
  • Expressions : les photos sont un support silencieux mais le langage corporel et les expressions du visage communiquent en grande partie l’histoire et le caractère des individus. Une photo prise au bon moment peut révéler ces émotions que nous nous efforçons de dissimuler
  • Substitution : plus une chose revêt d’importance dans notre hiérarchie de l’attention, plus nous sommes choqués lorsqu’elle ne correspond pas à nos attentes. Lorsqu’une situation à laquelle nous nous attendons est remplacée par une chose similaire mais surprenante, le principe de substitution nous fait marquer un temps d’arrêt

Lorsque nous parcourons une scène du regard, là où nos yeux s’attardent et pendant combien de temps nous révèlent une hiérarchie d’importance personnelle. Les objets dont nous connaissons les limites semblent attirer notre attention plus que les autres. L’attention visuelle se base sur notre expérience, nos goûts et sur ce qui pique notre intérêt d’une manière très personnelle. Ce que vous savez influence ce que vous voyez. Etre conscient des choses qui sont importantes pour moi affectera ce que je ferai ensuite. Notre hémisphère droit gère le spatial et l’hémisphère gauche est analytique, verbal. La créativité nécessite de ce fait une combinaison des deux hémisphères.

Pour attirer le regard, il est possible de jouer sur la luminosité et le contraste. Il est en effet possible de pousser l’exposition sans créer quelque chose qui est l’air irréaliste ou artificiel. Nos yeux optimisent rapidement l’exposition où que nous posions le regard. La photographie permet de rendre simultanément des tons très clairs et très sombres.

Il est également possible de jouer sur les couleurs même si l’appréciation de celles-ci est personnelle. Les lieux, les choses vus et même la langue que l’on parle affecte notre sensibilité à la couleur. Un bon photographe orchestre les couleurs, leurs teintes, leur nombre, leur luminosité et leur saturation. Une image qui comporte un nombre limité de teintes dominantes est plus agréable visuellement.

Et si on jouait sur les motifs? Nos cerveaux sont programmés pour reconnaître les motifs, pour repérer les répétitions. La répétition créer l’effet de surprise plus fort encore lorsque le motif est rompu.

N’hésitez pas à également créer l’effet de surprise. Les images qui perdurent sont celles qui retardent la compréhension. Une image qui dure récompense une attention rapprochée, prolongée et répétée. Il faut donner au spectateur le plaisir de trouver des indices, de relier des thèmes, de comprendre l’esprit du photographe et même d’apprendre quelque chose sur lui-même.

Penser

L’humain a la capacité de deviner  ce que les autres pensent, de comprendre  que leur manière de penser est différente de la nôtre. Le langage corporel le plus subtil révèle la pensée, même lorsqu’il est dénué de mouvement.

Que nous parvenions ou non à imaginer ce que pense le photographe, l’une des plus importantes fonctions de l’art est de révéler le créateur et le spectateur à eux-mêmes. La photographie peut révéler des expériences profondément formatrices qui ont affecté le photographe d’une façon qu’il sous-estime ou dont il n’est même pas conscient. Le fait que la même photo puisse être interprétée de nombreuses manières témoigne du rôle de l’observateur. Dans l’art, l’intellect est l’ennemi de l’originalité.

L’humain aime le mystère. L’humain aime assembler les pièces du puzzle, deviner ce qui se passe derrière les portes closes et être surpris. L’omission est un des moyens les plus surprenants et les plus profonds pour créer une expérience satisfaisante pour le spectateur. Suggérer et non montrer pour stimuler l’imagination du spectateur.

Ce qui est inhabituel nous déconcerte. Alterner les zones claires et les zones sombres pour montrer la tridimensionnalité. Il faut avoir une certaine expérience de la vie pour avoir quelque chose à dire.

Penser comme un enfant qui s’émerveille, qui explore et vit chaque expérience alors que l’adulte a un mode de vie plus utilitariste. La beauté et la nouveauté ne  nous surprennent plus…pourquoi prêter attention à quelque chose que nous croyons déjà connaître parfaitement? Il n’est pas facile de prendre une photo surprenante d’une fleur, c’est déjà fait, déjà étudié, peint et photographié sous toutes ses coutures. Il faut choquer son spectateur, lui offrir un nouveau regard. Lorsque le spectateur est confronté à un point de vue atypique, son attention est exacerbée et il s’implique activement pour essayer de comprendre ce qu’il voit. Le point de vue ne fait pas que changer la composition. Il exprime l’intention et la personnalité du photographe ainsi que ses sentiments vis-à-vis du sujet. Une photo qui stimule n’importe quel autre de nos sens a un plus grand impact sur nous.

Si l’on résume, lire une photo, c’est rechercher des indices qui indiquent que le photographe veut dire quelque chose. Si vous ne savez pas pourquoi vous prenez  une photo, vous ne savez pas comment prendre la photo. Mieux vous serez préparé et plus vous serez capable d’improviser et de vous adapter (relire l’article les règles de la composition). La photographie permet de communiquer des idées, des concepts et des sentiments, mais elle a besoin d’un contexte. La photographie peut faire en sorte que les faits touchent les spectateurs émotionnellement. Il y a une plus grande marge d’interprétation avec une photo qu’avec un texte. La photo porte un message pour communiquer une idée ou une opinion sur le monde. Il est plus facile de prendre des photos que de lire ou d’écrire, mais les compétences requises pour raconter une histoire visuelle sont les mêmes que pour écrire un roman.

Entraînez vous à voir et à orchestrer les gestes, les relations entre les couleurs, les formes, les motifs, l’ombre et la lumière, vous élargirez non seulement votre perception, mais aussi votre capacité à construire une histoire pour un public. Il en va de même pour votre expérience en tant qu’observateur.

Projet 52 semaines

Connaissez vous les projets 52 semaines? 52 semaines constituent une année et un projet 52 semaines concerne donc un projet sur une année. Vous pouvez jouer avec ces projets dans différents domaines : jardinage, ateliers créatifs, recettes de cuisine, économiser, changer ses habitudes, etc. Le projet 52 semaines existe aussi en photographie. L’objectif est d’améliorer ses compétences photographiques tout au long d’une année. Ce projet est exactement ce qu’il vous faut pour apprendre la photographie tout au long de l’année, pour aborder de nouveaux sujets et travailler sa créativité.

Le défi photo 52 semaines consiste à réaliser chaque semaine une photo sur un thème imposé. Chaque thème hebdomadaire a pour objectif d’acquérir de nouvelles compétences sur les différents réglages de son appareil photo, à mieux composer ses images, à développer son regard de photographe ainsi que sa créativité. Vous pouvez commencer ce projet quand vous le souhaitez! En premier listez vos 52 thèmes. Vous pouvez vous baser sur les saisons, les fêtes, les couleurs, les chiffres, vos propres projets, etc. ou vous baser sur la liste de thème ci-dessous :

  • Dans mon élément
  • Famille
  • Carnet
  • Froid
  • Mains
  • Nature
  • Boisson
  • Selfie
  • Enfance
  • Un voyage
  • Motivation
  • Rire
  • Dessous
  • Fleur
  • Home sweet home
  • Un saut
  • Dans ma chambre
  • Douceur
  • Travailler
  • Portrait
  • En cuisine
  • S’évader
  • Lettre
  • Une couleur
  • A table !
  • Jouer
  • Je n’aime pas !
  • J’aime !
  • Chapeau
  • A mes pieds
  • Toujours avec moi
  • Terrasse
  • Petit-déjeuner
  • Formes
  • Cocooning
  • Bonheur
  • Gourmandise
  • Doudou
  • Tea or coffee
  • Héros
  • Feuilles mortes
  • Lecture
  • Rouge
  • Chocolat
  • Mignon
  • J’y suis bien !
  • Détails
  • Mon amour
  • Sapin
  • Paillettes
  • Encadrement
  • Paysage 
  • Noir et blanc 
  • Musique 
  • Photo culinaire 
  • L’eau 
  • Blanc sur blanc 
  • Les cercles 
  • Vieux
  • Géométrie
  • Flou
  • Figer le mouvement 
  • Fêtes
  • Architecture 
  • Amour
  • Corps
  • Humour 
  • Tranquillité 
  • Fleurs 
  • Détails 
  • Remplissez le cadre 
  • Clair-obscur 
  • Pluie 
  • Centrer 
  • Bokeh 
  • Boudoir
  • Animal de compagnie
  • Contre-jour
  • Lignes directrices 
  • Simplicité 
  • Printemps
  • Couleurs d’automne
  • Campagne
  • Ville
  • Artisan
  • Montagne
  • Arbre
  • Mer
  • Plage
  • Lumières nocturnes
  • Pierre
  • Animal
  • Véhicule
  • Mode et accessoires
  • High-tech
  • Péché capital
  • Ecriture

N’hésitez pas à rajouter d’autres thèmes en commentaire et à m’envoyer vos travaux sur contact@marie-wetzler.com!

Analyser ses images

Pourquoi analyser une image ? On est en droit de se poser cette question. Après tout, j’ai pris une photo  parce que la scène m’a plu et puis c’est tout. Mais non, c’est pas tout…histoire de vous embêter , je vous poserai la question : « Mais pourquoi elle vous a plu cette scène? » Et j’ajouterai « Pourquoi vous avez voulu la figer sur la pellicule, sur le capteur? » Croyez-moi sur parole quand je vous écris que j’en ai embêté, ennuyé, agacé des photographes avec ces questions, au sein de mon photoclub mais aussi quand j’ai eu l’honneur d’être juge de concours.

Je me justifierai en précisant que lorsque je regarde une photo, une peinture, etc., la différence avec le photographe, l’artiste qui l’a prise/peinte est que je n’étais pas là au moment de la rencontre avec le paysage ou  l’objet ou la personne. Est ce ma grande sensibilité mais pour moi les images, quel que soit leur type, ont forcément quelque chose à nous apprendre. Ce message visuel a son propre langage, avec ses propres codes, et a toujours une ou plusieurs fonctions : communiquer, informer, convaincre, critiquer, etc.

La Fédération Photographique de France est la fédération des photographes amateurs et a défini une sorte de guide, de base de l’analyse d’images, écrit par Isabelle Alt, Jean-Daniel Lemoine et Philippe Litzler. L’analyse d’images est là, selon eux, pour changer une émotion., échanger un regard porteur de sens, mettre des mots sur ce que l’on ressent, ce que l’on voit et apprendre à le dire. Comme quoi, on serait plusieurs à penser la-même chose…donc une raison de plus de vous embêter!

Lorsque l’on fait l’exercice de l’analyse d’image, d’autant plus face à l’auteur, il faut être concentré(e), rester ouvert d’esprit être prêt à échanger et donc être bienveillant. Il faut dialoguer avec l’auteur(e) de façon toujours positive, l’inciter à s’exprimer sur le sens qu’il/elle a voulu donner à son image, favoriser  les formulations du ressenti. Il ne faut pas oublier que de votre vécu, de  votre culture artistique, de vos voyages, etc. dépend votre regard et que de ce fait personne n’aura le même regard que vous. Toute analyse est la vôtre et est forcément sujette à assentiment et objection. Que cette analyse soit pour vous uniquement ou partagée, elle a pour unique objectif de développer votre culture artistique et de développer vos compétences lors de la prochaine prise de vue.

Pour analyser une image, vous devez donc :

  1. Décrire objectivement (« ce que je vois »)
  2. Mettre en contexte (« ce que je sais »)
  3. Interpréter et critiquer (« ce que j’en déduis »)

 

Décrire l’image

Avant de commencer à décortiquer l’image et l’analyser tel un détective, prenez le temps de la regarder. Vous ne perdrez pas votre temps. N’hésitez pas à écrire dessus, entourer les éléments importants, tracer des lignes, …ou à le noter dans votre esprit. La première chose qu’on vous demande, c’est : « Qu’est-ce que vous voyez ? »

  • Qui est l’auteur de l’image ?
  • Quelle est la date de création ?
  • Quel est le titre de l’image ?
  • Qu’est-ce qui est représenté sur l’image ? Quel est le sujet, la thématique principale ?
  • Comment le sujet est-il représenté ? le format, le cadrage, la composition, l’espace, la lumière, les couleurs, etc. Vous pouvez visualiser ou télécharger ici une grille d’analyse proposée par Science Po sur laquelle vous appuyer. Elle n’est pas exhaustive. Les interprétations indiquées ne sont pas systématiques, non plus. Elles sont là à titre indicatif et restent des généralités. La technique doit rester au service du sens. Lorsque celui-ci est suffisamment fort, les règles peuvent être transgressées. Une image porteuse de sens sera souvent plus forte qu’une image qui n’aurait que des qualités techniques et esthétiques.
  • Quel message l’auteur veut-il faire passer? Message universel, lisible immédiatement, symboliquement fort, etc.
Mettre en contexte

Une image, c’est la représentation visuelle d’un événement, d’une opinion, ou une vision personnelle sur un sujet. L’interprétation de l’auteur est toujours liée à son propre vécu, son état d’esprit au moment de la prise de vue, ses propres émotions. Vous devez donc mettre en contexte l’image pour bien la comprendre.

  • Le contexte artistique et technique : dans quel contexte artistique (mouvement artistique par exemple) ou technique se situe l’œuvre?
  • L’auteur : qui a réalisé l’image et quel est le rapport avec son histoire personnelle et/ou professionnelle?
  • Le contexte historique, politique, économique, culturel : en quelle année/période cette image a été réalisée : période de guerre, crise économique, guerre froide?
Interpréter

A partir de l’analyse formelle et objective faite ci-dessus, vous devez maintenant interpréter et donner du sens à l’image. En un mot, je vous demande d’essayer de définir la façon dont l’image fonctionne dans son contexte et de dire ce que vous pensez de cette image, en exerçant votre esprit critique. Vous devez répondre aux questions suivantes :

  • Quelle(s) est/sont la ou les fonction(s) de cette image ?
  • Quelle symbolique se dégage de l’image ?
  • De quelle manière cette image vous parle ? Quelle émotion cette image provoque en vous, qu’elle soit positive ou négative (elle a provoqué une émotion donc le pari de l’auteur est gagné)?
  • Donner votre interprétation
    – l’image symbolise…/évoque…
    – l’image suggère…
    – l’image donne l’impression de…
    – l’image exprime un sentiment de…

 

A vous de vous exercer à analyser!

© Michel Rajkovic – Pas de titre

© Lee Jeffries – Homeless

© Peter Cox – This swimming platform at White Rock Beach on Killiney Bay

© Olivier Föllmi – Petit moine lumière – Himalaya

@Marie Wetzler – Coeur d’artichaud

Analyse d’une peinture – Madame la Marquise de Pompadour

Le musée du Louvre propose des ateliers découverte des œuvres avec des thématiques spécifiques : amour, portrait ou encore le travail spécifique des peintres/sculpteurs… En 2017, le musée a proposé une série de conférences/ateliers sur le portrait. J’avais en tête d’éveiller mon regard à d’autres arts comme la peinture et la sculpture car je sentais que cela pouvait m’aider à améliorer ma maîtrise de l’art photographique. Alors j’ai commandé mon billet et j’ai attendu la première date de rendez-vous de ce cycle avec une certaine appréhension tout de même. En effet, je ne suis pas une amatrice d’art éclairée, j’ai une mémoire fâchée avec l’histoire…et j’avais très peur que le discours de l’animateur soit en des termes incompréhensibles…Mais bon, j’ai osé ouvrir timidement la porte de ce grand musée!

Les personnes qui attendaient dans la salle d’attente semblaient tous aguerries et lorsque l’animatrice a demandé les professions…je me suis sentie petite entre les professeurs d’arts, les étudiants d’arts…Mais l’animateur m’a de suite rassurée que la visite serait non pas sur l’histoire de la peinture, même si cela allait être abordé, mais surtout sur la composition, les détails…et les impressions, émotions! Et là, je me suis sentie à mon aise. Pendant l’histoire j’écouterai et après je partagerai mon regard, et mes émotions!

Voici La marquise de Pompadour, l’œuvre en pastel (beaucoup plus sensible à la lumière) par Maurice Quentin de la Tour entre 1748 et 1755.

Alors commençons par un peu d’histoire… Madame de Pompadour est née Jeanne-Antoinette Poisson le 29 Décembre 1721, décédée à Versailles le 15 Avril 1764. Enfant de la bourgeoisie montante, elle est formée à la danse, la musique, le théâtre. De 1745 à 1750, elle devient la favorite du roi Louis XV. Me de Pompadour est une protectrice des arts et des lettres et soutient Diderot, Voltaire. C’est également une femme d’affaires qui permit le réaménagement de la manufacture de porcelaine de Sèvres avec les couleur jaune jonquille, le bleu de Sèvres ou le rose lilas appelé « rose Pompadour ». A partir de 1750, elle devient la conseillère du roi, l’amie et sera la seule à être autorisée à mourir à Versailles, ultime privilège que lui accorde le roi. Il est donc possible d’affirmer que la marquise de Pompadour est une femme de pouvoir au XVIIIème siècle. En peinture, on ne représente pas de la même façon le portrait de l’homme de pouvoir et le portrait de la femme de pouvoir. La seule femme de pouvoir officiellement reconnue es la reine.

Les symboles de l’homme de pouvoir :

  • La cape avec la fleur de lys
  • Le manteau d’hermine pour indiquer que la Bretagne fait partie intégrante de la France.
  • La couronne
  • La robe du sacre avec une traine de 6 mètres de long

 

L’animatrice nous invite ensuite à travailler en cinq étapes :

  1. Regarder l’œuvre et noter ce qu’il vous vient à l’esprit : assise, féminin, savoir, les arts…impression de rentrer dans son intimité
  2. Relever ses impressions : douceur, réflexion, pensive
  3. Décrire l’œuvre dans sa globalité : grand format, femme élégante, lumineuse et distinguée, pas de bijoux, de simples mules (intimité), attitude moins figée, regard vers le côté, robe à la françise en deux parties, fauteuil sans fleur de lys, gestes très délicats
  4. Regarder plan par plan : multitude d’objets : meuble de style Louis XV, porte dessin à gravure, vase ming, page de l’encyclopédie, siège à l’arrière avec une guitare, livres des lumières (Esprit des lois, l’Encyclopédie), rideau présent mais pas rouge, espace fermé avec un tableau encadré
  5. Contenu et analyse : La marquise de pompadour n’est pas très orientée religion. il est donc possible que le tableau ne représente pas une scène biblique.

Devant un portrait, l’animatrice insiste sur le fait de se laisser guider par son ressenti, de l’analyser puis de voir la ‘plastique’ qui a permis de susciter ce ressenti.

La technique du pastel, moins noble (jamais utilisé pour le roi) mais plus rapide ajoute de la douceur au portrait. Il y a un vrai jeu de lumière avec la marquise qui est en teintes claires alors que l’arrière plan ets sombre.

La robe de la marquise est ‘belle’, symbolisant sa beauté et son caractère de séductrice en tant que première favorite du roi. Cela crée une dualité car à coté de cette magnifique robe, la marquise ne porte ni bijoux ni chaussures mais de simples mules. Cela symbolise que la marquise n’est pas issue de la noblesse.

La guitare située à l’arrière précise que la marquise est musicienne; les livres, qu’elle est cultivée et les gravures qu’elle pratique les arts plastiques. Cela permet d’assoir la position de la marquise comme amie du roi, conseillère du roi. Elle est séductrice mais elle a également du savoir.

 

Quelques informations supplémentaires, trouvée sur le site du Louvre notamment:

La composition du pastel s’organise en effet autour d’un grand motif pyramidal, formé par la marquise et sa mise glissant jusqu’au carton à dessin. L’axe médian de celle-ci passe subtilement au centre de l’œil gauche de la portraiturée, poursuivant jusqu’à sa main avant de descendre au niveau de la lisière du talon. Le cheminement du regard est soigneusement ménagé : le tapis, au premier plan, remplit son rôle de trompe-l’œil semblant creuser l’œuvre de papier et offrant au motif pyramidal sa base. Parcourant la robe, le regard s’élève jusqu’à atteindre le visage de la marquise presque rêveur, tourné vers la gauche. Ce mouvement de tête est accompagné par la courbe que forme la tenture de l’arrière-plan, elle-même reprise par la position du bras gauche et les éléments ondulants de la boiserie de style rocaille. L’œuvre présente une harmonie chromatique remarquable où la couleur bleue domine.

Une robe à la française : il s’agit d’une robe à la française, summum de l’élégance féminine au XVIIIe siècle, dont la mode apparaît vers 1750. Le tissu employé pour la robe de la marquise est luxueux. Dernière preuve du raffinement du vêtement : la doublure, une finition très rare à l’époque, visible sous les plis de la jupe et de la robe. Mais presque étonnamment, la marquise apparaît chaussée de mules. Ni coiffure sophistiquée, ni parure de bijoux, pourtant nombreuses dans son inventaire, ne complètent sa toilette. Nulle négligence néanmoins si l’on considère le caractère privé du portrait.

Un portrait politique audacieux : Placés sur la table où elle s’appuie, des ouvrages ont valeur de manifeste. Le premier d’entre eux, Pastor Fido, tragi-comédie de Guarini, renvoie au goût de la marquise pour le théâtre qu’elle aimait à jouer. Les auteurs des livres suivants, philosophes parfois chassés de France, répondent au nom de Voltaire, auteur de La Henriade (1728), ou de Montesquieu, condamné pour son Esprit des lois (1749) mis à l’Index par l’Eglise en 1751. A côté d’un ouvrage dont le titre est en partie effacé, apparaît le tome IV de L’Encyclopédie qui marque la reprise de cette publication interdite en France depuis 1752.

Il fallait de l’audace à Madame de Pompadour pour s’afficher protectrice d’auteurs récusant le principe de la monarchie absolue, alors incarnée par Louis XV dont elle était la favorite. En avant des livres et du globe centré sur l’Europe et la France. Autre évocation faite à la gravure et aux arts graphiques : les quelques feuilles qui s’échappent du carton à dessin placé aux pieds de la marquise et sur lequel se lisent les armoiries des Pompadour. La musique, quant à elle, est évoquée par des partitions ; l’une tenue entre ses mains de musicienne accomplie ; l’autre posée sur le fauteuil de l’arrière-plan, à côté d’une guitare baroque. Musique et arts, belles lettres et politique se trouvent ici réunis autour d’un portrait magistral. Le genre est en mutation au milieu du XVIIIe siècle et le portrait féminin se diversifie. Parmi les nouvelles formules, se développe l’image de la femme d’esprit. En voici un exemple dont la comparaison est flatteuse pour le portrait de la marquise de Pompadour. A la fois tableau d’histoire et portrait de l’intime, plaidoyer politique et incarnation d’une beauté, l’œuvre de Maurice Quentin de la Tour aura su jouer, au fil du pastel, sur l’oscillation des impressions.

 

Alors maintenant, vous regarderez les œuvres d’art autrement…

Alors maintenant, vous regarderez les photographies et le travail des photographes autrement…

Alors maintenant, vous oserez aller au musée même sans connaître les oeuvres, les artistes…juste pour les voir autrement!!

Le droit à l’image

En tant que photographe, que l’on soit amateur ou professionnel, on doit avoir des notions de droit à l’image. La spécialiste est Joëlle Verbrugge, avocate, photographe et auteure de nombreux ouvrages sur le droit à l’image qui a créé également son blog https://blog.droit-et-photographie.com/

Je me permettrai donc de vous rappeler les règles de base mais n’hésitez pas à découvrir les nombreux ouvrages de Joëlle Verbrugge afin d’avoir des informations exhaustives! Pour rappel, le droit à l’image concerne les droits des personnes, animaux (eh oui) et objets photographiés mais aussi les droits du photographe. Ainsi, vous avez pu noter que mes photos présentées sur ce site ne sont pas libres de droits…C’est mon droit d’auteur 🙂

A chaque utilisation d’une image, il faut se poser 4 questions :

  • Ai-je le droit de diffuser ce contenu visuel au regard des règles du droit d’auteur?
  • Ai-je le droit de diffuser ce contenu visuel au regard des règles du droit à l’image?
  • Ai-je le droit de diffuser ce contenu visuel au regard des règles du droit économique et commercial?
  • Le produit dont je veux faire la promotion n’est il pas sujet à une réglementation particulière?

 

Droit d’auteur

Cela concerne le visuel d’un salarié de votre entreprise, le visuel d’un parent ou d’un ami.

Au niveau source, le visuel peut être trouvé sur internet ou dans une banque d’images ou demandé à un professionnel.

Deux cas possibles :

  • Je suis l’auteur du contenu que je souhaite exploiter pour mon entreprise. Si l’entreprise est unipersonnelle, vous êtes le seul responsable des contenus que vous diffusez. Si vous êtes employé de cette entreprise, vous devez alors signer un contrat de cession de droits
  • Un de mes salariés est l’auteur du contenu que je souhaite exploiter pour mon entreprise alors il faut prendre en compte que le travail est différent du droit d’exploitation du contenu visuel. Si le visuel est pris dans le cadre de sa mission, l’œuvre est dite collective et il n’y a pas de droit. Si l’œuvre n’est pas collective, alors il est nécessaire de rédiger un contrat de façon à préciser, entre autres, si l’utilisation est prévue à grande échelle ou de façon récurrente.

Concernant les banques d’images, le droit d’auteur est inclus. Sachez cependant que les photographes et vidéastes sont très peu rémunérés. Vous n’avez pas l’exclusivité du visuel et vous paierez quelques euros selon la finalité et la résolution du visuel.

Concernant les agences, les visuels seront plus adaptés à vos besoins. Les agences sont spécialisées selon le type de photo/vidéo : mode, packshot produit, reportage… Le tarif est évalué selon la finalité et la résolution du visuel, comprenant les droits d’auteur et de façon beaucoup plus respectueuse envers les photographes et les vidéastes.

Une photo publiée sur Internet sans mention du nom de son auteur ne signifie pas que sa reproduction est autorisée. En effet, il n’y a aucune obligation pour l’auteur d’indiquer son nom pour signaler qu’il s’oppose aux reproductions. Une photographie comporte des données EXIF et IPTC. Pour retrouver un auteur, il suffit de faire un clic droit sur cette image et vous aurez toutes les informations de l’auteur. Vous avez également la possibilité de faire une recherche inversée via Google images, utiliser un logiciel spécifique comme www.tineye.com ou www.imatag.com ou encore ajouter un plug-in dans votre navigateur de type TinEye ou Search images everywhere. Vous pouvez également interroger une société de gestion des droits des auteurs comme la SAIF, société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe www.saif.fr, ou l’ADAGP, la société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques www.adagp.fr.

Dans les droits d’auteur, il faut distinguer

  • Droits moraux qui sont perpétuels et inaliénables. En effet, le droit à la paternité qui précise que l’auteur exige que son nom soit mentionné sur ou à proximité de chaque utilisation de l’œuvre. Le droit à l’image où l’auteur interdit toute modification de son œuvre sans son accord (recadrage, modification des couleurs, etc)
  • Droits patrimoniaux dont l’auteur dispose tout au long de sa vie ainsi que ses ayants droit durant les 70 années qui suivent son décès. L’exploitation de son œuvre est interdite sous quelque forme que ce soit : ainsi, l’auteur peut décider de la reproduction et de la représentation publique de son œuvre et en tirer une rémunération.

En ce qui concerne la cession de droits d’auteur, il ets important de définir le contenu, les supporys autorisés (internet, affichage urbain, publicité sur un lieu de vente, flyer, …), l’étendue géographique (local, régional, national ou international), la période de validité (durée limitée ou non), la gratuité ou le tarif de la cesion.

Droit à l’image

Concernant le droit à l’image, il faut distinguer les personnes, les biens et aussi celui du photographe/vidéaste.

Pour une personne, il y a deux cas possibles non reconnaissable ou reconnaissable. Non reconnaissable, il n’y a pas de droit à l’image. Si la personne est reconnaissable, et ceci quelle que soit sa notoriété il faut une autorisation pour une personne majeure  et l’autorisation des deux parents, même  séparés, divorcés si l’enfant est mineur. Si une personne est sous tutelle, il faut l’autorisation du tuteur.

Attention, 3 exceptions à l’obligation d’autorisation :

  • Photographies  de groupe dans un lieu public et sans cadrage centré sur une personne
  • Evénements d’actualité (droit à l’information)
  • Personnages publiques dans les actes de leur vie publique

Pour un bien, il faut distinguer le bien privé et le bien public.

Pour le bien privé, mieux vaut prendre une précaution et demander l’autorisation au propriétaire.

Pour le bien public, il faut effectuer une demande d’autorisation du gestionnaire de la partie concernée du domaine national. Il n’est cependant pas nécessaire d’avoir une autorisation requise dans le cadre de l’exercice de missions de service public ou à des fins culturelles, artistiques, pédagogiques, d’enseignement, de recherche, d’information ou d’illustration de l’actualité.

Un arrêt de la Cour de cassation 2004 concerne les choses, c’est-à-dire un bien non protégé par le droit d’auteur, comme les animaux de compagnie : « Le propriétaire d’une chose ne dispose pas d’un droit exclusif sur l’image de celle-ci; il peut toutefois s’opposer à l’utilisation de cette image par un tiers lorsqu’elle lui cause un trouble anormal ».

Concernant le droit à l’image des photographes et vidéastes, la prise de photographie/vidéo est autorisée mais seule la diffusion est soumise à autorisation. Attention tout de même au Droit de la vie privée, à la dignité. Une exception cependant concerne la Loi sur la Liberté de la presse qui permet la diffusion ayant pour unique but la simple information du public.

Lors des compétitions sportives, il y a évidemment le droit à l’image du sportif d’autant plus si celui-ci ou celle-ci est un(e) sportif(ve) professionnel(le).

Concernant les espaces naturels, contactez la direction pour connaître les règles applicables avant toute prise de vue.

Concernant les drones, il est nécessaire d’avoir un diplôme de pilote par la DGAC, avoir l’accord du propriétaire et lire l’arrêté des zones interdites à la prise de vue aérienne.

Concernant le domaine public et les œuvres architecturales, ceux-ci sont protégés par le droit d’auteur et il faut une autorisation de l’auteur (droit moral et patrimonial). Cependant, il n’est pas nécessaire d’avoir une autorisation si l’œuvre n’est pas le sujet principal de la photographie.

Droit économique et commercial

Le droit économique et commercial a pour objectif de protéger les entreprises qui ont déposé une appellation ou un logo comme marque auprès de l’INPI. Attention à ne pas faire de parasitisme, c’est-à-dire ne pas « s’immiscer dans le sillage d’une entreprise afin de tirer profit, sans rien dépenser, de ses efforts et de son savoir faire ».

Réglementations particulières

Il existe plus de 300 textes applicables!

Dans le Code de la santé publique, il est précisé que la mention « Photo retouchée » doit être ajoutée sur les photos retouchées des mannequins. En effet, le décret n° 2017-738 du 4 mai 2017 est relatif aux photographies à usage commercial de mannequins dont l’apparence corporelle a été modifiée!

Note personnelle, la femme de droite répond au stéréotype de la mode actuelle mais la femme de gauche est tellement magnifique et belle que je ne vois personnellement pas pourquoi il a fallu retoucher cette photo si ce n’est pour répondre aux diktats de la mode!

Le Code de la santé publique précise également qu’il n’y doit pas y avoir de publicité directe ou indirecte en faveur du tabac, des produits du tabac, des ingrédients définis à l’article  L. 3512-2. Idem pour l’alcool, pas de publicité pour l’alcool sans ajouter les mentions, sauf cas particuliers (en faveur de fêtes, musées,etc).

N’oublions pas les produits pharmaceutiques, pas de publicité pour les médicaments obtenus sur ordonnance. La publicité est cependant possible pour les médicaments en libre service. Concernant les professionnels de santé, il est nécessaire de déposer un dossier auprès de l’agence du médicament dans les 8 jours de sa diffusion.

Pour finir, voici une petite check-list :

  • Mon visuel de communication respecte les droits d’auteur

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J’ai vérifié que la licence payée couvre bien l’utilisation à des fins commerciales

La licence libre autorise une utilisation commerciale

J’ai retrouvé l’auteur ET j’ai négocié avec lui les droits d’utilisation

Si le visuel montre une œuvre protégée par un droit d’auteur, j’ai acquis les droits de reproduction si nécessaire et respecte les droits moraux

  • Si mon visuel montre une personne reconnaissable, j’ai négocié avec elle les limites de l’utilisation de son image
  • Les supports de communication mis en œuvre respectent les limites convenues éventuellement avec l’auteur du visuel et/ou la personne qui y figure
  • Mon visuel ne porte pas atteinte à une marque déposée par un tiers
  • Ma campagne de communication ne constitue pas un acte de parasitisme
  • Si la promotion du produit fait l’objet d’une réglementation spécifique, j’ai veillé à la respecter

Portez toujours une attention particulière aux règles du droit d’auteur, du droit à l’image et du droit économique et en cas de doute, faites appel à un avocat spécialisé en droit des affaires!

Check-list en sortie et en voyage

A chaque sortie, il faut, en tant que photographe, se préparer afin d’avoir le bon matériel et d’être paré à toutes les situations!

Le sujet

Quel est votre but, votre sujet d’intérêt ?

  • Nature (paysage, arbre, animal, insecte…)
  • Ville (Architecture, pont, route…)
  • Personne  (couple, enfant…)
  • Matière (métal, verre…)
  • Couleur…

Regardez sur Internet des exemples de photos du sujet choisi. Tapez le dans Google et cliquez sur « Images »

Regardez les tutos disponibles sur internet et n’hésitez pas à demander des conseils à vos amis.

Le lieu

Intérieur ? Extérieur ?

Si le lieu possède un site internet, consultez le ou allez sur Google Maps pour visualiser l’environnement , avoir une vue d’ensemble.

Regardez sur Internet des exemples de photos déjà prises sur ce lieu. L’idéal étant de faire un repérage en amont pour identifier les meilleurs spots photo et connaître également l’ambiance ( Lumière ? Matin ? Soir ? )

Renseignez-vous pour savoir si vous devez disposer d’autorisations spéciales. ET oui, certains sites sont protégés par le droit à l’image! Si vous êtes amateur de drone, il vous faut obligatoirement une autorisation de survol.

La durée

Prévoir carte bancaire ou monnaie pour :

  • Se restaurer : déjeuner ou pauses cafés
  • Entrées payantes sur certains sites
  • Pique-nique si sortie en journée
Le moyen de déplacement
  • Covoiturage
  • Train
  • Métro ou RER et dans ce cas se renseigner sur la station de métro
La météo

J’ai besoin de quoi : de soleil, de nuages ou la météo n’est pas un problème?

En cas de photo de mer par exemple, prenez soin de vous renseigner sur les horaires des marées hautes/basses, soleil levant, couchant ?

Se renseigner sur le temps qu’il va faire (www.meteofrance.fr)

Le matériel
  • Photographe

Il faut se protéger de la pluie, du froid, mettre des vêtements et des chaussures confortables.

Lampe de poche ou frontale éventuellement, un brumisateur pour simuler la pluie.

Téléphone portable (pour prévenir en cas d’incident).

Important : Si vous partez seul, toujours informer quelqu’un de votre sortie et lui indiquer le lieu et l’heure de retour estimée.

  • Matériel photo

– Quels objectifs ?

Grand angle, téléobjectif, macro … L’identification du/des thème(s) et des heures de la journée doivent vous permettre de choisir vos optiques.

– Grand sac ou petit sac ?

Dans tout tous les cas, il est nécessaire que votre sac possède un rembourrage suffisant afin de ne pas endommager le matériel qu’il contient, ainsi qu’une housse pour le protéger contre de la pluie. Pensez à ajouter une étiquette avec vos coordonnées.

– Un monopod (gros objectif) ou un trépied (pauses longues ?)

– Un déclencheur souple à distance, une télécommande.

– Des filtres ND – Densité Neutre

– Le bouchon du viseur ( très utile pour les sorties de nuit et pose longue)

– Un disque réflecteur pour dévier la lumière

– Votre pare-soleil sur l’objectif. Cela le protégera non seulement des halos provoqués par les rayons du soleil mais aussi des chocs.

– Votre flash externe, si vous en avez un

  • Pensez à

– Recharger vos batteries et au mieux, vous munir d’une batterie de secours.

– Vider vos cartes mémoires avant votre sortie et surtout vérifier sa présence dans votre appareil ! N’hésitez pas à en emporter plusieurs.

– Emporter un videur de carte, si votre sortie est longue ou si le nombre de shoots va être important.

– Emporter des lingettes de nettoyage pour optiques.

– Prendre des cartes de visite avec vos coordonnées, du papier et un stylo en vue de partager éventuellement vos clichés avec des personnes rencontrées.

– Se mettre au format Raw afin de faciliter votre post-traitement et vos retouches.

Pour les voyages, posez-vous les mêmes questions mais pensez aussi à votre dos…Croyez-moi, porter pendant 15 jours un sac de 9 kilos sur le dos alors qu’il fait chaud vous fait réfléchir à la quantité de matériel emporté par rapport au matériel réellement utilisé.

Si vous voyagez en avion, n’oubliez pas qu’il est bon de prendre avec vous les factures de votre matériel…Et oui la douane apprécie peu l’achat de matériel à l’étranger. De plus, si vous êtes victime de vol, vous avez la une preuve d’achat lors de votre déclaration aux autorités sur place.

En avion, privilégiez le transport de votre matériel en bagage à main…car les employés des aéroports ne connaissent pas le caractère précieux de votre matériel et manipulent les bagages avec parfois peu de douceur, même avec la mention « fragile » ; à moins que, bien sûr, vous ne possédiez des valises avec mousse à mémoire de forme protégeant le matériel contre tout choc possible.

Avant de rentrer dans l’avion, le contrôle peut vous demander de sortir tous vos objectifs et d’allumer votre appareil photo. Vous aurez alors une occasion unique de voir l’intérieur des objectifs!

Voici deux listes inspirées par celles d’Olivier Föllmi dans son ouvrage « Conseils d’un photographe voyageur » :

Bagage à main : boîtier, objectifs (pensez toujours à un objectif standard de type 24-105mm et un zoom trans-standard de type 70-300mm), carte mémoire, pc pour le transfert, batterie et n’oubliez pas vos documents d’identité, le guide voyage pour réviser dans l’avion 🙂 ainsi que le nom et adresse de votre première nuitée, souvent demandés à la douane.

Bagage en soute : trépied, carte mémoire supplémentaire, trousse de nettoyage, protection appareil (sac de type congélation pour protéger du sable, pluie et autre poussière) batterie supplémentaire, chargeur de batterie, câble pour relier votre ordinateur/mac à votre appareil en cas de lecteur de carte défectueux, lampe frontale pour les photos de nuit, filtres pose-longue et filtre polarisant, flash et batterie spécifique au flash, adaptateur de prise électrique et une rallonge et n’oubliez pas vos affaires personnelles tout de même 🙂 ainsi qu’un petit carnet de route pour noter les photos prises, les réglages et vos anecdotes.

Et maintenant : Go pour l’aventure!