Category: Connaissance photo

La photo culinaire

La photo culinaire ne signifie pas forcément que l’on est gourmand même si cela n’est pas incompatible 🙂 La photographie culinaire est avant tout synonyme de vouloir mettre en avant les textures, les couleurs de la nourriture sous toutes ses formes.

Bien évidemment, il est possible de réaliser des photos culinaires en lumière naturelle mais la photo en studio sera souvent préférée, du fait qu’il est possible de multiplier les sources de lumière et la précision de son flux pour mettre en avant les textures.

Au niveau matériel, il vous faudra au moins deux sources de lumière :

  • une torche d’ « ambiance » avec une grande boîte à lumière pour éclairer la scène de façon uniforme et douce
  • une torche avec un bol beauté et un nid d’abeille pour mettre en avant telle ou telle partie du plat

De plus, au niveau de votre matériel, il vous faudra prévoir :

  • objectif macro 105mm ou moins
  • trépied
  • réflecteur
  • diffuseur sur une fenêtre si vous souhaitez prendre les photo en lumière naturelle. Dans ce cas, prenez vos photos en fonction des horaires où vous obtiendrez les meilleures lumières.

Avant de commencer, pensez à prendre :

  • assiettes et plats simples/blancs
  • verres transparents
  • couverts
  • des objets permettant de modifier la hauteur du sujet photographié, de l’incliner…
  • les éléments constituant le plat tel que les légumes ou encore du gros sel, du sucre, de la farine…
  • différents fonds
  • paires de ciseaux/vaporisateur/pince à épiler (pour repositionner sans salir)/chiffon(pour nettoyer)
Les volumes/les textures

Les aliments ont des volumes initiaux. Une fois cuisinés, ils peuvent devenir ronds, carrés, rectangulaires… Selon votre angle de prise de vue, soit vous écraserez ces volumes, soit vous les mettrez en avant.

Les couleurs

Les aliments ont des couleurs variées. Pour les mettre en valeur, relisez l’article sur les couleurs. Un plat peut-être une variété de couleurs ou uniforme, dans les mêmes nuances de couleur.

Au naturel ou mis en scène

Soit vous faites le choix de photographier le plat dans sa composition la plus simple, sur une jolie assiette, soit vous le mettez en situation en ajoutant :

  • les aliments qui constituent le plat
  • la table avec les couverts/les verres
  • des éléments humains : bouche, main…
  • des éléments de contexte qui rappellent ce que le plat doit suggérer : saison, personnes cibles pour la dégustation, …
Quelques exemples  trouvés  sur le Net
Quelques exemples avec mes photos

Désormais, à vous de préparer, de créer et de photographier!

Introduction au portrait

Le portrait a trouvé sa définition dès les premières heures de l’histoire. C’est un genre graphique dont le but est de représenter, de façon ressemblante, une personne. Le portrait photographique est en ligne directe avec le portrait peint (Cf. Article sur le portrait de Madame la Marquise de Pompadour) ou dessiné. La photographie en a fait un exercice (trop) faussement facile. Il faut simplement réfléchir au but d’un portrait : de la photo d’identité au portrait Harcourt, il y a belle différence…

Le portrait est de sept types :

  • Très gros plan
  • Gros plan
  • Plan poitrine
  • Plan taille
  • Plan américain
  • Plan italien
  • Plan plein pied

Avant de vous lancer tête baissée dans la technique, répondez à ces différentes questions :

  • Qui est le sujet? Enfant, adolescent, femme, homme, animal, etc.
  • Dans quel but prendre la photo? Quelle est mon intention?
  • Quelle est la finalité du portrait? Décors? Souvenir? Témoignage?
  • Dans quel lieu? Quel rapport avec le sujet? Quelle importance dans la scène?
  • Quelle est ma position, mon rôle, mon lien avec le sujet?
  • La prise est-elle sur le vif?

Une fois que vos réponses sont claires, préparez votre matériel, accessoires et si vous ne l’avez pas encore fait, échangez avec votre modèle. Cet échange est à débuter avant la séance, que celle-ci soit en extérieur ou en studio, et se poursuivra tout a long de la séance. Votre modèle, quels que soient son âge et son sexe se doit d’être respecté dans ses  souhaits/désirs et limites. A ce propos, n’oubliez pas de lui faire signer un document de droit à l’image, que vous soyez professionnel ou amateur. Si le modèle est mineur, rappelez-vous que les deux parents doivent signer ce document de droit à l’image même s’ils sont séparés ou divorcés. Lors d’une séance de portrait, demandez toujours l’autorisation avant de toucher la personne, que ce soit une simple mèche de cheveux ou un vêtement à replacer. Cela peut paraître évident, mais il n’est jamais inutile de rappeler ces règles de base du respect de la personne.

Passons « enfin » à la technique, qui vous rassure souvent. N’oubliez pas que la technique est au service de l’intention uniquement. En lumière naturelle, vous n’aurez qu’une source, plus ou moins dure selon la couverture nuageuse. Pensez à utiliser un ou plusieurs réflecteurs pour ramener de la lumière vers votre sujet.

En studio, vous pourrez choisir le nombre de torches utiles à votre intention et définir votre schéma d’éclairage. Attention, si votre modèle est animal, pensez à protéger votre matériel. Je vous parle, par expérience, car certains animaux sont très joueurs et marchent sur les câbles d’alimentation et les pieds support torche! Le sac de riz/farine pour alourdir les pieds est très utile dans ce cas!!!

Les modeleurs

Pour rappel, n’hésitez pas à vous référer à l’article sur l’introduction au studio. Les modeleurs « préférés lors d’une séance de studio sont les suivants :

  • Parapluie pour un éclairage direct et classique
  • Boîte à lumière de dimension plus ou moins grande selon le type de portrait, le nombre de personnes
  • Bol beauté pour souligner telle ou telle partie de la personne
Les schémas de prise

Les schémas proposés ont été réalisés sur http://www.lightingdiagrams.com/Creator. Cette application gratuite vous permettra de sauvegarder vos schémas d’éclairage, ce qui vous sera utile pour multiplier vos séances.

  • 1 torche

Eclairage à 45° avec un parapluie en éclairage  direct

Avec un bol beauté et l’utilisation d’un réflecteur

Boîte à lumière carrée, en éclairage indirect

N’hésitez pas à déplacer les torches  sur leur axe de rotation droite-gauche et à visualiser les effets sur votre modèle.

  • 2 torches

1 torche a pour objectif d’éclairer le sujet et une torche éclaire le fond. Encore une fois, n’hésitez pas à déplacer les torches  sur leur axe de rotation droite-gauche et à visualiser les effets sur votre modèle.

  • 3 torches

1 torche a pour objectif d’éclairer le sujet devant, une torche éclaire l’arrière du sujet et une troisième torche éclaire le fond. Encore une fois, n’hésitez pas à déplacer les torches  sur leur axe de rotation droite-gauche et à visualiser les effets sur votre modèle.

Amusez-vous, déplacez vos sources de lumière, utilisez de la gélatine, des fonds de différentes couleurs. Faites participer votre modèle car tous ces éclairages sont impressionnants et c’est en échangeant avec votre modèle qu’il ou elle oubliera la technique et restera naturel(le) avec les meilleures expressions!

Pour découvrir quelques uns de mes portraits : section portrait et portrait d’enfants.

Pour découvrir mes deux projets de portraits : section cancer et fragilité masculine.

Introduction au studio

Lorsque l’on parle studio photo, c’est fréquemment en comparaison avec la photo en lumière naturelle. La lumière naturelle, sur notre planète, est constituée par deux astres dont un principal : le soleil. C’est plus ou moins vrai car il est possible de jouer avec des accessoires afin de créer d’autres sources de lumière. Mais nous reviendrons sur ce détail lorsque nous aborderons les accessoires.

Un des avantages du studio est qu’il est accessible quelle que soit la météo et que vous pouvez avoir autant de sources de lumières que vous le souhaitez. Vous pouvez également modeler cette lumière selon vos envies, c’est-à-dire selon ce que vous souhaitez mettre en évidence ou laisser dans l’ombre. L’inconvénient est, évidemment le coût d’investissement et la place nécessaire pour stocker le matériel. Difficile de le laisser dans son salon, d’autant plus que ce matériel est d’une certaine fragilité, à ne pas mettre entre toutes les mains!

En studio, il est possible d’utiliser des lumières continues, souvent préférées lors de la photo de bébés ou des flashs, encore appelés torches. La lumière continue est constituée d’une lampe de lumière continue, similaire à nos ampoules, mais avec une température de lumière de 5600°K (équivalent à la lumière naturelle). Ce type d’éclairage est souvent utilisé avec des parapluies pour diriger la lumière. Il existe également les lumières LEDs, qui ont l’avantage de pouvoir être modulées en termes de température de couleur. Leur avantage est également la faible diffusion de chaleur. Les lampes LEDS fonctionnent souvent sur pile et sont parfois utilisées à l’extérieur des studios. N’oublions pas les fameuses lampes Fresnel, qui existent en version « lampe » et en version LED, et font, depuis des années, le succès des portraits du studio Harcourt notamment.

En source de lumière flash ou torche, il existe plusieurs modèles, plusieurs marques, plusieurs puissances. Là encore, vous ferez en fonction de votre budget, de la taille de votre studio et de vos envies. N’oubliez pas que les modeleurs sont souvent propres à la marque et leur prix également! Les moins chères sont évidemment les marques venant d’Asie, qui peuvent satisfaire vos besoins mais attention à la température de couleurs, la rapidité de déclenchement, la fiabilité et durée de vie, le coût des lampes de rechange… De ce fait évitez de mixer plusieurs marques car vous risquez de ne pas avoir la même couleur de température, ce qui gênera votre composition et vous imposera un post-traitement plus long.

Les modeleurs

Il existe différents types de modeleurs dont l’objectif est de diriger/diffuser la lumière comme vous le souhaitez, permettant ainsi de mettre en avant telle ou telle partie de l’objet ou de la personne photographiée

  • Parapluie

Le plus connu depuis notre plus tendre enfance. En effet, c’est le modeleur utilisée lors des photos de classe notamment. Il peut être tapi de blanc, argenté et doré, rendant ainsi la lumière ‘naturelle’ (blanc), plus dure (argenté) ou plus chaleureuse (doré). L’avantage du parapluie est également sa large diffusion.

  • Boîte à lumière : carrée, rectangulaire, hexagonale

 La boîte à lumière est souvent appréciée des photographes pour sa diffusion « adoucie » de la lumière. Encore une fois, la taille de la source dépend de l’objet ou de la personne à photographier. La forme hexagonale est souvent utilisée dans le cadre de la photo de portrait car elle permet d’avoir un reflet quasi naturel dans les yeux.

  • Bol beauté

Le bol beauté peut-être de différentes tailles également, de 10 cm à plus de 80 cm de diamètre. Son objectif est de diriger la lumière sur une zone spécifique. Pour ce faire il est fréquemment utilisé avec un nid d’abeille afin de diriger le flux de lumière précisément. Les fameuses images des campagnes publicitaires Aubade sont réalisées avec 6 voire plus, de ces modeleurs :

  •  Snoot

Ce modeleur permet de diriger la lumière de façon encore plus précise, comparé au bol beauté. Il peut également être utilisé avec un nid d’abeille rendant son faisceau de lumière encore plus précis. Attention, ce modeleur est à manipuler avec précaution car il devient très rapidement chaud du fait de la concentration de lumière.

Les fonds

Les fonds permettent d’isoler l’objet ou la personne de son environnement. Ils peuvent être de différentes sortes et couleurs :

  • Unis : fréquemment noir, blanc et parfois de couleur
  • Avec une image pour créer une ambiance particulière
  • Texturés

 A chacun son style, à chacun son fond!

Les accessoires

La grille ou le nid d’abeille vous permettra de concentrer la lumière

 Le couple flux, comme le nid d’abeille, vous permet de diriger le flux de lumière sur le sujet. Vous pouvez y ajouter des gélatines de couleurs pour ajouter un effet sur le sujet photographié.

Le réflecteur vous permet de réfléchir la lumière et ainsi de créer une seconde source (à utiliser également en lumière naturelle pour « ramener » de la lumière sur le sujet. Le réflecteur est souvent proposé en 4 « couleurs » permettant de moduler ce retour de lumière:

 

  • noir : pas de retour de lumière
  • blanc : retour de lumière naturel
  • argenté : retour de lumière « métallique »
  • doré : retour de lumière « chaud »

 Dans un article prochain, j’aborderai quelques schémas de base en studio, facilement accessible avec une seule torche.

Photographier la fumée

Photographier la fumée est un exercice très ludique et très artistique. Avant tout projet, il faudra faire comme d’habitude, c’est-à-dire répondre aux questions suivantes :

  • Quel objet souhaite-t-on photographier ?
  • Que souhaite-t-on obtenir ?
  • Où placer les éclairages pour obtenir ce résultat ?

Le sujet du jour est la fumée, « objet » qui bouge, non statique, qui nécessite donc une profondeur de champs d’environ 10 cm. Il est donc proposé les réglages suivants :

  • Ouverture de 18 pour une grande profondeur
  • Vitesse 1/200ème pour figer la fumée
  • ISO 100 pour ne pas bruiter l’image

Pour faire ressortir les fumées et les volutes, il faut, de préférence, un fond noir. En conséquence, on voudra éclairer les volutes sans éclairer le fond, pour l’avoir aussi sombre que possible. Dans une salle de concert, on place les projecteurs derrière la fumée pour l’éclairer. On va faire de même pour notre projet.

Il faut avoir une source de lumière très ponctuelle, c’est-à-dire de petite taille, et très focalisée. C’est pourquoi on conseille souvent d’utiliser un snoot, voire de le coupler avec un nid d’abeille. On peut aussi en fabriquer un avec du canson et du papier aluminium en faisant un cône à placer sur le flash (attention, ça chauffe fort!). Les volutes de fumées sont visibles 5 à 10 cm au-dessus de l’objet, il faut donc placer l’éclairage de façon à illuminer cette zone.

La position du flash par rapport aux volutes et au capteur est essentielle : la diffraction de la lumière dans les volutes (et donc leur visibilité) sera maximum si l’angle, centré sur les volutes, entre le capteur et le flash est de 45° sur tous les plans. La difficulté supplémentaire vient du fait que les volutes ne sont pas stables mais changent de plan tout le temps et qu’elles forment un système turbulent.

L’idéal est de travailler sur trépied, dans une pièce sans mouvement d’air et déclencher à distance en attendant le moment propice (volutes rassemblées). Ensuite vous pouvez vous amuser à créer des mini vibrations en tapotant sur la table avec un doigt, par exemple, et vous constaterez que cela peut donner de très jolies choses.

Post-production
  • Lightroom
  1. Mettre vibrance au max afin de faire ressortir les couleurs contenues dans les fumées
  2. Ne pas trop pousser la saturation car sinon cela va « écraser » les fumées
  3. Au niveau de la courbe
    1. Baisser les noirs
    2. Augmenter les blancs
  4. Augmenter légèrement la clarté afin de faire ressortir les contours

Pour aller plus loin, on peut travailler directement sur les paramètres tons clairs/tons foncés. Il est également possible de faire un gradient afin d’obscurcir la partie basse de la photo, d’où part la fumée.

  • Photoshop

Afin d’augmenter la netteté :

  1. Dupliquer le calque
  2. Appliquer un filtre passe haut sur le calque dupliqué afin de faire ressortir un peu mais pas trop (tout est dans la nuance) les contours
  3. Choisir le mode incrustation ou lumière tamisée (plus doux)

 

Quelques exemples

Macrophotographie

La macrophotographie est le terme usuel désignant la photomacrographie, souvent abrégé en macrophoto ou macro. Il correspond à l’ensemble des techniques photographiques -ainsi qu’à l’activité photographique associée- permettant de photographier des sujets de petite taille entre les rapports de grandissement γ=1 (ou 1:1 ou 1 mm sujet = 1 mm capteur) et γ=10 (ou 10:1). Son domaine se situe donc au-delà de celui de la proxiphotographie (γ<1), mais en deçà de celui de la  photomicrographie (γ>10).

Sujet

En premier, on pense évidemment aux « choses » toutes petites comme les insectes, puis les fleurs, puis les fruits…La macrophotographie permet de voir les détails, celui que notre œil d’humain peine parfois à distinguer, la simple beauté de la nature dans ses moindres détails! Quelques exemples trouvés sur le web, mes photos étant plus du proxy que de la macro 🙂

 Période

Comme pour tout sujet, en photographie, il est préférable de profiter des lueurs matinales ou en fin de journée. Ainsi vous aurez des lumières plus douces et moins d’ombres auxquelles vous devrez être particulièrement attentif. Attention également au vent qui n’est évidemment pas le bienvenu en macrophotographie et qui nécessitera de choisir une vitesse élevée (Vitesse 1/200 voir 1/500).

Petit rappel, respectez la nature! Si vous photographiez des créatures vivantes, pensez à ne pas perturber leur environnement ou leurs habitudes quotidiennes. Ne capturez pas d’insectes pour les placer dans un endroit qui pourrait être plus photogénique! Ne coupez pas les fleurs, ni les feuilles car elles ont toutes leur utilité pour l’écosystème. Vous souhaitez photographier la beauté de la nature donc respectez-la ainsi que les consignes si vous êtes sur un site protégé. Il y a toujours des affichages en entrée de sites vous indiquant la conduite à tenir.

Matériel

Concernant le matériel, certains objectifs ou appareils photo possèdent également une position/un mode macro qui vous sera utile pour vous essayer à cet exercice sans trop investir.

Ensuite, vous pouvez utiliser une bonnette qui est une lentille convergente montée devant l’objectif. Elle permet de retrouver la même netteté sur un sujet, mais à une distance moindre de celui-là. De ce fait, le sujet est grossi sur le capteur. Les bonnettes sont très peu encombrantes et pratiques à manipuler, mais elles restent un dispositif ajouté à l’objectif. Cela se traduit par l’apparition d’aberrations optiques si des bonnettes trop puissantes sont utilisées.

Il existe également des bagues allonges qui consistent en des tubes disposés entre le boîtier et l’objectif. Elles permettent de diminuer la distance minimum de mise au point d’un objectif, et d’augmenter le grandissement. Elles sont souvent vendues par trois et peuvent être utilisées séparément ou ensemble selon votre sujet.

Et pour finir, si la macrophotographie devient votre passion, vous pouvez également utiliser un objectif macro 100mm qui vous permet de garder une distance correcte entre le sujet et votre appareil photo. Si votre sujet est non-vivant, le 60mm peut être également appréciable car il permet d’être plus proche du sujet.

Afin de limiter les flous de bougé, vous pouvez utiliser un monopode ou pour encore plus de stabilité un tripode évidemment. Vous pouvez également utiliser votre anatomie (la gente féminine ayant un petit avantage 🙂 ) pour caler votre appareil contre vous, en ayant les jambes légèrement écartées pour une meilleure stabilité et en bloquant votre respiration le temps du clic. Notez qu’en macrophotographie, la position du photographe sera rarement élégante mais c’est pour la bonne cause!

Afin d’uniformiser l’éclairage, il est possible d’ajouter un flash cobra, muni d’un diffuseur pour adoucir la lumière ou un flash annulaire.

 
Technique

Avant de sortir, pensez à faire votre check-list!

Au niveau des réglages de votre appareil, quelques conseils:

  • Mode pondéré central
  • Utiliser le testeur de profondeur de champ pour vérifier la zone de netteté
    • 1/3 devant
    • 2/3 derrière
  • Mise au point sur l’œil de l’insecte

Pensez à votre cadrage, votre composition et si besoin, relisez mes conseils sur la composition (et autorisez-vous à casser les règles en centrant si besoin…je vous y autorise!), et sur les couleurs.

Ensuite, respirez et essayez encore et encore!

Petite astuce, lorsque vous allez créer votre banque d’image, vous allez remarquer que certaines macrophotographies sont celles d’insectes où la tête est nette et le bout des pattes aussi…Mais comment est-ce possible puisque la zone de netteté est si petite??? Et bien tout simplement en appliquant le même principe que la photo panoramique! On prend plusieurs photos et on les assemble sur notre logiciel de post-production favori.

Et n’oubliez pas, amusez-vous!

HDR, grandeur et décadence

Pourquoi ce titre? Parce que les photographes en voyaient que par le HDR dans les années 90-2000…puis ils l’ont poussé à l’extrême que l’on aime ou pas…puis le HDR est reparti dans presque l’oubli. Et pourtant, c’est une technique photo est très intéressant en tant au niveau technique qu’au niveau rendu.

Alors, commençons par la définition du HDR – High Dynamic Range – L’imagerie à grande gamme dynamique (ou imagerie large-gamme) regroupe un ensemble de techniques numériques permettant de présenter une image fixe ou animée d’une scène qui présente, dans ses diverses parties, des niveaux très différents de luminosité! Dès les années 1850, Gustave Le Gray fut le premier photographe à concevoir une image composée avec plusieurs valeurs d’expositions différentes. Cette technique lui permit de représenter, sur un même tirage, un paysage marin avec à la fois la mer et le ciel. Si sur place, l’adaptation visuelle permet au photographe de voir à la fois les détails locaux du ciel et ceux de la surface du sol, le capteur a eu capacité plus faible à s’adapter. Pour parvenir à donner des détails appartenant aux deux parties, Le Gray exposa deux plaques, l’une pour les hautes lumières, l’autre pour les basses lumières, et combina les deux parties au tirage. La combinaison d’expositions différentes sur des parties de l’image au moment de l’agrandissement de négatifs devint alors un procédé courant en photographie.

Alors quand utilisez ou pensez au HDR? Le photographe doit penser HDR quand il est face à une scène contrastée, par exemple couché de soleil, où lors de la première prise de vue, il constate que le ciel est ‘cramé’ (pas de détail, pas d’information) ou que l’image est totalement sombre car les réglages ont privilégié le bâtiment ou inversement.

Prise de vue

Dans ce cas, il est évidemment possible d’utiliser les fameux filtres gradués vus  dans l’article sur la pose longue et ne pas faire appel au HDR. Mais il faut évidemment avoir ses filtres dans son sac photo!

Alors si on a pas ses filtres, on a une autre technique…ouf! Le fameux bracketing qui consiste à prendre la même photo plusieurs fois avec plusieurs réglages différents. Il s’applique à des réglages concernant l’exposition, mais aussi la mise au point, la balance des blancs ou encore le flash. Je ne parlerais que du bracketing d’exposition où le photographe ne va pas prendre une mais plusieurs photos : la photo originel, une ou plusieurs photos sous-exposées et une ou plusieurs photos sur-exposées.

Sur les reflex, il est possible d’aller par pas de  +/- 1/3 à +/- 2 EV voir plus. EV, IL, indique l’intensité lumineuse. L’ajout d’1 IL correspond à diviser la vitesse par 2, et l’ajout d’2 IL à diviser la vitesse par 4. Plus cette valeur est importante, plus la photo sera sous et sur-exposée. Si votre appareil ne vous permet que trois photos, alors vous devrez faire peut-être plusieurs essais. Si vous pouvez avoir plus de photos (5 voir 7), cela permettra d’aller plus loin dès le premier essai.

Vous l’avez compris, il sera nécessaire d’avoir un pied afin de prendre exactement la même composition afin de pouvoir transformer les x clichés en un seul. Le HDR sera donc plus difficilement applicable à des sujets qui se déplacent.

Post-production
Il existe des logiciels spécialisées bien évidemment pour traiter les HDR. La suite Adobe vous propose évidemment son module de traitement HDR : HDR Efex Pro 2.
  1. Dans Adobe Photoshop, Fichier -> Automatisation -> merge to HDR
  2. Choisir les fichiers à fusionner
  3. Créer votre HDR
  4. Amusez vous à appliquer els différents HDR proposés par Photoshop (colonne de gauche)
  5. Ajustez avec les paramètres de droite afin d’obtenir votre HDR à l’image de ce que vous avez vu ou celle que vous voulez montrer.
Vous l’avez compris, le HDR n’est pas pour tout mais c’est un domaine à explorer où l’on peut beaucoup s’amuser. Que l’on aime ou pas pousser les curseurs, amusez vous à voir les résultats totalement imprévus!

La pose longue

Qu’est-ce que cette fameuse pose longue dont on parle en photographie? Une pose longue consiste, en photographie, à utiliser, de jour, un temps de pose assez long pour capturer nettement les éléments fixes d’une scène tout en supprimant les éléments en mouvement ou en les rendant flous et, de nuit, à transformer les sources lumineuses mobiles en trainées lumineuses.

Avant de parler technique, voici plusieurs domaines dans lesquels la pose longue peut être utilisée :

  • Les lumières de la nuit
  • Les ciels étoilés
  • L’eau – rivière, cascade, mer et océan (Revoir l’article l’eau dans tous ses états)
  • Les nuages
  • Le feu
  • Le light painting
  • L’effet fantôme
Quelques photographies

Pour vous créer une banque d’images et d’idées, vous pouvez, dans Google, écrire « eau », « gouttes », et autres puis aller dans l’onglet images. Vous aurez alors de nombreuses images.

Autre piste, Pinterest! pour créer votre banque d’image.

Voici donc ci-dessous le résultat de ma recherche Google :

Matériel

La pose longue signifie que l’appareil photo ‘enregistre’ tout ce qui se passe pendant un temps défini. De ce fait, il sera nécessaire de régler l’appareil en conséquence et empêcher l’appareil de bouger, et ceci même au moment de l’appui sur le déclencheur. A cet effet, on utilisera un trépied et soit le retardateur de l’appareil soit une télécommande, filaire ou sans fil.

Pour le trépied, plus il est lourd, moins il bougera face au vent donc pensez à l’alourdir en utilisant un sac de sable ou votre sac photo accroché à la tige centrale.

Un détail mais qui est de très grande importance, si votre objectif possède l’option anti-vibration, il faut la retirer. En effet sur un trépied, cette option aurait l’effet inverse et ajouterait un flou de bougé.

Cela sera abordé dans la méthode mais il peut être nécessaire d’utiliser des filtres gris, gradués ou non, afin d’augmenter le temps de pose notamment. Ces filtres sont appelés « filtre ND » et, bonne nouvelle, lorsque vous prenez un système comme montré ci-dessous, vous pouvez les mettre les uns devant les autres. Il y a en effet trois emplacements, en général. Les kits sont vendus fréquemment avec de nombreuses bagues d’adaptation pour accommoder vos différents zooms. Les filtres gradués peuvent être utiles en cas de fort contraste entre le haut et le bas d’un paysage par exemple. Cela vous permettra, entre autres, d’obscurcir le ciel en ayant une exposition correcte pour le bas du paysage.

Le filtre ND va obscurcir la scène et de ce fait vous permettre de réduire encore votre vitesse :

N’oubliez cependant pas aussi de vous protéger et de protéger votre matériel des intempéries si vous êtes en extérieur et d’apporter le matériel listé dans l’article Check-list en sortie et en voyage.

Méthode

Les poses longues sont plus faciles à accomplir dans des conditions de faible éclairage, mais elles peuvent être faites sous une lumière intense à l’aide d’un filtre ND. D’une façon générale on préférera les heures matinales, avant le lever ou juste après le lever du soleil, ainsi que les heures autour du coucher du soleil.

Même si les conditions de prises de vues influencent le matériel que vous utilisez, le principe général demeurent le même :

  1. Trouver le sujet que vous souhaitez photographier
  2. Mettre en place votre appareil sur votre trépied pour stabiliser votre ensemble. Vérifiez bien que tout est correctement vissé et n’oubliez pas d’alourdir votre pied si il s’il y a du vent
  3. S’appliquer sur la composition et le cadrage de la scène – Revoir l’article sur l’art de la composition
  4. Activer la réduction du bruit sur votre appareil (si vous avez l’option)
  5.  Régler votre appareil
    1. Mode retardateur ou mode télécommande
    2. Mode manuel
      1. Iso le plus faible possible, ISO 100 ou moins si votre appareil le permet
      2. Ouverture f11-16 ou plus. Attention, plus vous ouvrez, plus votre objectif doit être d’une propreté impeccable car à f22, chaque goutte ou crasse sur votre objectif et filtre ND sera visible.
      3. Vitesse à régler selon les conditions de lumière, l’utilisation de filtre… ou le mode bulb
    3. Activer le verrouillage du miroir
  6. Couvrir votre viseur (pour éviter que la lumière s’y infiltre et avoir un reflet) – Et oui, cela sert à cela, le petit truc qui accompagnait votre appareil photo à son achat. Vous pouvez également avoir un système interne.
  7. Verrouiller le stabilisateur de l’objectif

 

Petits apartés :

  • Mode BULB : Ce mode permet de photographier des scènes nécessitant une exposition de plus de 30 secondes. En effet, vous déclenchez le début de la prise de vue et vous appuyez de nouveau pour l’arrêter (lever et baisser le miroir pour les reflex). Ainsi vous pouvez faire des temps d’exposition très longs.
  • Effet fantôme : Attention, dans un centre commercial, musée et autre lieu public, le trépied peut être interdit. Pensez à consulter le règlement intérieur ou à vous informer auprès du gardien des lieux. Et pensez toujours au droit à l’image! N’hésitez pas à montrer ce que vous faites afin que les passants soient rassurés sur le fait qu’ils ne sont pas pris en photo à leur insu.
  • Light painting : pensez à vous habiller en sombre pour être encore moins visible sur l’image. Utilisez des filtres de couleurs sur votre lampe torche (ceux qui résistent à la chaleur bien sûr) ou, sinon, si cela devient un vrai jeu pour vous, n’hésitez pas à investir dans du matériel dédié.

 

Alors, prêts à essayer? Vous verrez, cela donne vraiment des supers effets et, encore une fois, pas besoin d’aller bien loin pour tester! Le light painting peut se pratiquer en intérieur comme en extérieur pour commencer et cela sera un vrai jeu à faire en famille ou entre amis : « fais le tour de ton corps », « écris ton nom », « dessine-moi un animal », etc.

L’eau dans tous ses états!

L’eau est une substance chimique constituée de molécules H2O. Dans de nombreux contextes, le terme eau est employé au sens restreint d’eau à l’état liquide, ou pour désigner une solution aqueuse diluée (eau douce, eau potable, eau de mer, eau de chaux, etc.). L’eau est présente sur terre et dans l’atmosphère, sous ses trois états, solide (glace), liquide (de la goutte à la rivière et l’océan) et gazeux (vapeur d’eau).

Quelques sujets
  • Goutte d’eau
  • Rivière/Fleuve
  • Etang/Lac
  • Océan/Mer
  • Jeux d’eau
    • Enfants
    • Objets
    • Projetées
      • Douche
      • Pluie
  • Flaques
  • Reflets
  • Sports aquatiques
    • Natation
    • Water-polo
    • Natation synchronisée
    • Pêche
    • Kayak/canoë/paddle
  • Aquarium
  • Animaux d’eau
    • Poissons
    • Poule d’eau
    • Canard
    • Cygne
    • Chien

 

Quelques exemples

Pour vous créer une banque d’images et d’idées, vous pouvez dans Google écrire « eau », « gouttes », et autres puis aller dans l’onglet « images ». Vous aurez alors de nombreuses images. Attention, elle ne sont pas toutes libres de droit donc à utiliser uniquement pour créer votre banque d’images.

Autre piste, Pinterest! Encore une autre piste pour créer votre banque d’image, les communautés des photographes amateurs comme https://www.fotocommunity.fr/sujets/leau-gouttes-tourbillons/19245

Voici quelques-unes de mes photos mettant en scène de l’eau :

Photographier l’eau

Avant d’aborder les techniques photo, je souhaiterais que vous pensiez à vous et à votre matériel. Eh oui, aucune photo ne mérite que vous vous mettiez en danger. De ce fait, en cas de sortie photo sous la pluie, pensez à vous protéger grâce à des vêtements de pluie, parapluie, vêtements de rechange… N’oubliez pas non plus de prévenir quelqu’un si vous partez dans la nature sur des sentiers peu fréquentés. Pensez à recharger votre batterie de portable! N’oubliez pas de tenir compte des heures des marées…cela évitera de faire appel aux secours pour venir vous chercher! Attention lors des grandes marées, pensez à vous protéger des éclaboussures! De nouveau, j’insiste mais aucune photo ne vaut que vous soyez blessé ou pire.

Au niveau équipement, tout dépend de votre projet mais pensez également à protéger votre matériel photo! Pour la photo de gouttes, la prise de vue se passe à l’intérieur donc pas de souci. A l’extérieur, protégez votre matériel photo grâce à une housse imperméable pour votre sac photo et une housse de protection pluie que vous pouvez mettre autour de votre appareil photo. Pour les photos sous ou dans l’eau, il existe différentes housses pouvant aller de la protection de projection d’eau à la plongée à 3m de profondeur. Pour plus de profondeur, il faut le caisson de protection spécifique à votre appareil photo.

Liste du matériel possible et non exhaustive selon votre projet :

  • Appareil photo avec ses batteries pleines, ses cartes… (en sortie, rappel du nécessaire dans l’article Check-list en sortie et en voyage)
  • Objectif, du macro au zoom standard, voir grand zoom
  • Filtres gradués spécifiques pour les poses longues
  • Filtre polarisant pour enlever les reflets de l’eau
  • Trépied ou monopod
  • Lampe frontale pour les photos de nuit
  • Protection selon le sujet/intérieur-extérieur
  • Kit nettoyage pour les gouttes sur la lentille extérieure de votre objectif
  • Matériel de studio/Flash cobra

 

Et si on parlait technique?

Comme à chaque fois que vous voulez photographier quelque chose, je ne saurais trop vous conseiller de :

  1. poser votre appareil photo et regarder votre objet sous tous les angles
  2. vous faire une banque d’images et vous verrez que vous sélectionnez souvent le même type, même style
  3. vous poser trois questions : quelle est votre intention? Quel message voulez-vous faire passer? Que souhaitez vous montrer?

Evidemment si cela est dans le cadre d’un voyage, n’oubliez pas de penser aux spécificités du pays/région : lac, rivière, mer, océan; activités humaines en relation avec l’eau, etc. Petit détail pensez aussi au droit à l’image qui peut être différent d’un pays à l’autre. Pour la France, référez vous à mon article le droit à l’image. N’oubliez pas par exemple, que dans la religion musulmane, photographier quelqu’un est synonyme de lui prendre son âme. Respectez cela et d’une façon générale, quand vous êtes dans un pays étranger ou même en France (portez sur vous un formulaire d’autorisation de droit à l’image si vous pensez utiliser votre photo en exposition et autre), demandez toujours l’autorisation de photographier la personne. Même si vous ne parlez pas la langue, il est simple de se faire comprendre en montrant son appareil photo et en mettant le pouce en l’air 🙂 Autre chose : je refuse toujours de donner de l’argent pour une photo que j’ai faite. Lors d’un voyage photo au Vietnam, notre accompagnateur avait une petite imprimante connectable aux appareils photo, et la photo imprimée représentait un bien plus beau cadeau pour ces familles.

Lorsque l’on pense « eau », on pense en premier à l’élément liquide et au fait que c’est en mouvement, que cela peut briller, que cela peut-être petit ou immense, qu’il peut y avoir des reflets…

Alors pour enlever les reflets, il y a les filtres polarisants. On tourne le filtre tout en regardant dans son appareil jusqu’à la disparition des reflets…simple, non? Attention ce filtre est assez onéreux donc choisissez sur quel objectif vous souhaitez le mettre. Je ne saurais trop vous conseiller de le mettre sur un filtre zoom standard du type 24-105mm. Le filtre polarisant peut obscurcir votre photo finale donc réglez votre appareil en conséquence, en ouvrant un peu plus ou en réduisant la vitesse. Et oui, il faudra sortir du mode automatique!

Si je veux figer l’eau comme avec une cascade, un surfeur, un enfant ou adulte, un animal, une goutte d’eau…, je vais régler mon appareil en mode vitesse rapide – Revoir l’article sur Les secrets de votre appareil photo. Pour la goutte d’eau, il peut être utile d’avoir une télécommande ou de déclencher en rafale pour avoir le bon moment. Attendez vous à de nombreux essais! Vous pouvez vous entrainer avec votre robinet d’eau de cuisine en mode goutte à goutte et un saladier en dessous. Ainsi vous ne gâchez pas l’eau et vous avez deux sujets en un : la goutte qui tombe et la réception à la surface de l’eau. Petit détail, pour la goutte d’eau, faites la mise au point soit à l’endroit de la chute (premier exercice), soit à la surface de l’eau (deuxième exercice) en vous aidant d’un crayon par exemple et ensuite figez la mise au point. Pour ce double exercice, le trépied est évidemment très utile. Ainsi, vous aurez plus de ‘chance’ d’avoir une photo nette.

Attention lorsque vous prenez des photos dans une salle de bain, avec comme sujet une personne prenant sa douche, pensez au fait que l’eau chaude crée de la condensation sur les surfaces et donc sur votre appareil. Cela peut donner un joli effet à travailler 🙂 Une fois la séance terminée, essuyez votre appareil, zoom complètement sorti et laisser le sécher naturellement avant de le ranger.

Si je veux donner un ton laiteux à la même cascade, au flux et reflux de l’océan…, je vais également régler mon appareil en mode vitesse mais cette fois-ci, lent voir très lent. Et il faudra alors prendre mon trépied pour éviter les flous de bougé et peut-être les fameux filtres gradués Cokin ND8, ND100…mais cela fera l’objet d’un prochain article sur la pose longue.

Concernant les sports aquatiques, il est important d’observer les plus ‘beaux mouvements’ et presque de connaître quelques règles afin d’anticiper. Pourquoi? Pour illustrer mes propos, je vais vous parler d’un sport nautique que ma fille pratique, la natation synchronisée…Eh bien, je vous assure que j’assiste aux entraînements pour connaître le ballet et savoir les plus beaux mouvements, ne pas louper les portés et surtout savoir quand elles plongent sous l’eau si elles vont ressortir à droite ou à gauche… Pour les compétitions, j’ai noté en regardant quelques équipes, qu’il y a souvent un porté au départ, qu’elles commencent au bord de la piscine puis s’en éloignent puis reviennent. Bref, j’appréhende les règles de ce sport pour être plus efficace dans ma prise de vue. Evidemment si ce sport est pratiqué par un membre de votre famille, c’est plus simple de se faire connaître du club et ainsi être placé au bon endroit. Pour rappel, une compétition sportive ne donne pas de droit à l’image. Mais il est de bon goût de prendre les coordonnées du club en indiquant que vous enverrez une photo si elle est réussie (en basse définition bien sur :))

Enfin, pour les animaux en aquarium, pensez à coller votre appareil photo délicatement à la vitre, afin d’avoir l’impression d’être dedans 🙂

Avec l’eau, il est possible de s’amuser à chaque saison, en intérieur comme en extérieur. Alors, n’hésitez plus et faites appel à votre créativité! A ce propos, vous pouvez colorer l’eau avec des produits naturels…petite piste pour vous amuser!

Sous un autre angle

Lors d’un précédent article, je vous ai parlé des règles de composition à connaître et à intégrer au moment de votre prise de vue. J’ai cependant précisé qu’il fallait les connaître pour mieux les transcender pour faire appel à votre créativité! Un des moyens est de regarder les choses sous un autre angle! Mais qu’est ce que l’angle?

L’angle de champ est l’ouverture entre les limites latérales du champ (revoir l’article sur les secrets de votre appareil photo). L’angle de champ est entre l’axe de la prise de vue et celui du sujet :

  • Face
  • De 3/4 face
  • De profil
  • Ou selon un axe arrière (de dos)

Un angle de champ largement ouvert dilate la perspective en augmentant les différences de taille apparentes entre les objets selon leur distance alors qu’un angle de champ étroit rapproche les objets, dans les deux axes.

L’angle de prise de vue est l’angle formé dans un plan vertical par l’axe optique de l’appareil et l’horizontale. L’angle de prise de vue peut correspondre à la logique de la situation ou influencer l’importance du sujet ou des sentiments qu’il suscite.

Voir les choses sous un autre angle

Le Dr Wayne Dyer dans « Le Pouvoir de l’intention »  précise « Si vous changez votre façon de regarder les choses , les choses que vous regarderez changeront. » Voir les choses , les événements se dérouler sous un autre angle permet une meilleure compréhension, analyse et amplitude de la situation car on a tendance à souvent voir les choses d’un côté du prisme, c’est à dire par sa perception subjective. Et n’oubliez pas, chacun a sa version , sa vision , son avis…

Rappelez vous cependant qu’avant de composer une image, vous devez trouver votre sujet et veiller à l’interactions entre les différents éléments de l’image et éviter au regard de chercher les éléments de votre composition.

Et ensuite, pensez à la gymnastique du photographe… Optez pour un point de vue ou un autre, baissez vous, levez vous…

Plongée et contre-plongée

Une vue selon un axe à peu près parallèle au sol restituera assez fidèlement le point de vue qu’aurait le spectateur s’il était présent sur le lieu de la prise de vue. Vous voulez donner le vertige à celui qui regarde votre photo? Jouez sur l’effet de plongée ou contre-plongée.

En plongée, on vise vers le bas : effet d’écrasement. Point de vue d’un personnage ou pour ramener le sujet à un état de détail dans le plan.

En contre-plongée, on vise vers le haut : pour accroître l’importance du sujet dans le plan. Cet effet sera aussi influencé par le cadrage.

Quelques exemples de prise de vue sous un autre angle

Alors prêt pour oser la gym du photographe? On ne pourra plus dire que la photographie n’est pas un sport 🙂

Et si on jouait avec les couleurs…

La photographie Noir et Blanc est intemporelle mais la couleur apporte une dimension supplémentaire. Cela permet au photographe de proposer une interprétation plus personnelle, jouant avec la sensibilité de celui qui regarde. Mais la question se pose comment composer avec et pour la couleur? A l’école, on apprend rapidement que certaines couleurs vont ensemble et d’autres non…il suffit d’appliquer cette règle à la photographie! La couleur a été le sujet de nombreux scientifiques/sages, dont le « Traité des couleurs » de Johan Wolfgang von Goethe et la roue chromatique d’Isaac Newton.

La colorimétrie moderne a véritablement débutée avec les découvertes de Newton au XVIIème siècle qui présente le premier cercle chromatique. Il démontre que la lumière blanche peut se décomposer en rayons multicolores et se recomposer à nouveau en lumière blanche. C’est une révolution pour l’époque : on découvre que les couleurs sont les éléments constitutifs de la lumière blanche et on sait désormais classer les couleurs sur un critère de teinte sans les subordonner à un critère de luminosité. La notion de teinte dans le classement des couleurs devient désormais prépondérante et elle influencera également les arts où tous les mélanges de peinture sont reconsidérés et même portés à leurs limites extrêmes avec plus tard les peintres impressionnistes. Notre civilisation est désormais complètement influencée par cette prédominance des teintes à tel point que le mot « couleur » devient synonyme de teinte dans notre culture. Mais Newton va plus loin et il est le tout premier à proposer un classement des couleurs sous la forme d’un cercle.

Avant d’aborder la notion de couleurs analogues et de couleurs complémentaires, revenons sur un petit point de science pour répondre à la question « Comment les humains voient-ils la couleur? ».

Nous voyons tout simplement grâce à nos yeux et plus précisément à l’aide de la composition de notre rétine : notre rétine comporte 120 millions de bâtonnets qui ne voient qu’en noir et blanc et qui sont donc sensibles au contraste, mais également 5 à 7 millions de cônes qui sont sensibles à la couleur. Il existe trois types de cônes qui sont sensibles à différentes longueurs d’onde : Rouge/Vert/Bleu.

Les couleurs complémentaires

Les couleurs complémentaires sont tout simplement opposées sur la roue chromatique de Newton. L’une est chaude et l’autre est froide. Ainsi le rouge (couleur chaude) est le complémentaire du vert (couleur froide).

Deux exemples de complémentarité qui renforcent le message de la photographie. En effet l’arrière-plan coloré renforce le contraste qui fait ressortir le sujet :

Les couleurs analogues

Les couleurs analogues se situent côte à côte sur la roue chromatique. Ces couleurs sont donc relativement similaires et forment une image peu contrastée. Les couleurs similaires vont par trois, une couleur et ses deux voisines. Le résultat est une image moins contrastée et une impression de douceur et de délicatesse :

Les couleurs chaudes ou froides

Les couleurs chaudes sont situées entre le jaune et le rouge. Les couleurs chaudes sont fortes, sensuelles :

Les couleurs froides sont situées entre le violet et le bleu. Les couleurs froides sont associées au prestige, à la précision, à la recherche scientifique, et au monde de l’entreprise :

Le vert et le magenta sont, quant à elles, des couleurs à part et ne sont considérées comme ni chaudes ni froides. le vert est considéré comme une couleur neutre associée à la nature, l’espoir et le calme.

La signification des couleurs

Les couleurs vives ont la pêche. Elles éclatent de rire et sont fun.

Les couleurs pastel évoquent les éléments délicats, tendres et enfantins.

Les couleurs ont une signification. Attention, elle peut être différente selon les pays. Par exemple, le blanc symbolise le mariage en France alors qu’il symbolise la mort en Inde. En France, nous pouvons associer les couleurs de la façon suivante :

  • Rouge = amour
  • Blanc = pureté
  • Rose = enfance, innocence
  • Jaune = vitalité
  • Bleu = liberté
  • Noir, pourpre = colère

La couleur a le pouvoir de réchauffer ou de refroidir n’importe quelle image. Le rouge ou le pourpre dans une photo de portrait de personne en colère renforcera le message. A l’opposé, une légère teinte bleue renforcera le paysage calme et mélancolique.

La couleur, oui mais…

Trop de couleurs tuent la couleur!  N’envisagez pas plus de trois couleurs dans vos photos.

  • Une couleur est toujours évaluée en comparaison des autres nuances qui l’entourent.
  • Une petite touche rouge/orange pourra donner le petit plus à l’image dont vous aviez besoin pour la rendre plus vivante. Considérez toujours que les couleurs sont un outil supplémentaire pour donner du poids à votre image
  • Jouer avec la règle des tiers avec la couleur afin de créer un équilibre visuel
  • Portrait studio, nature morte, photo culinaire, … n’incluez pas trop de couleurs…
  • Le blanc, le noir et le gris ne comptent pas comme des couleurs
  • Faites de la couleur sélective : la photo est en noir et blanc mais un élément reste en couleur (désaturation partielle)

Quelques exemples pour illustrer ces quelques règles :

Et désormais, à vous de jouer avec les couleurs!